Exemple de test utilisateur : le site jeuxdecartes.net

Voici un nouvel exemple de test utilisateur. Cette fois-ci il s’agit non pas d’un site professionnel, mais d’un site de passionné. Le site aspire à être dans un proche avenir la référence des jeux de cartes en ligne en France.

Contexte du test

Le site est un site qui référence différents jeux de cartes, et qui permet de jouer en ligne à différents jeux.

Voici le contexte fourni au testeur :

Imaginez que vous avez envie de jouer aux cartes en ligne. Découverte de la version PC du site via google.

Vidéo du test (4 min 17)

La vidéo est reproduite ici avec l’accord des responsables du site. Regardez en plein écran et HD pour mieux en profiter.


 

Bilan & points d’améliorations

Clairement, le site n’est pas facile à découvrir pour un nouvelle utilisateur. Quelques points qui devraient permettre d’améliorer cela

1) Un moteur de recherche plus visible et plus performant

Le moteur de recherche ne recherche que sur le nom du jeux, et pas sur la description. Il est également peu visible. Il serait plus judicieux de l’afficher toujours en haut à droite et de le faire rechercher également dans la description du jeu.

2) Une meilleur hiérarchie de l’information

Le site n’est pas facile à lire, et l’organisation n’est pas aisée à déchiffrer. Le menu serait peut-être plus efficace en menu déroulant sous les onglets, avec une flèche indiquant que le menu peut-être déroulé. De cette façon, le menu ne sera qu’à un seul endroit au lieu de deux actuellement.

La différence entre liens interne et lien externe doit aussi être plus marquée pour éviter que l’utilisateur se sente perdu dès qu’un lien mène vers un site externe

Posté le par Yannick d'Appili dans Tests utilisateurs, uncategorized Commenter

Exemple de test utilisateur : le site seloger.com

Voici un exemple de test utilisateur sur le site seloger.com

Contexte du test

Le site seloger.com est un site qui s’adresse à 2 cibles : d’un coté les agences immobilières qui diffusent leurs annoncent, et de l’autre des particuliers qui cherchent un appartement à louer ou acheter.

L’objectif du test est de se rendre compte des principaux obstacles pour un utilisateur à aller de la page d’accueil, jusqu’au contact d’une agence immobilière.

Voici donc le contexte donné au testeur :

Vous cherchez un nouvel appartement à louer. Vous allez sur le site seloger.com pour essayer d’en trouver un.

Et voici les tâches qu’il devra accomplir :

  1.  Cherchez un appartement autour de chez vous, de 3-4 pièces et 60 mêtres carrés
  2. Jouez avec les critères du moteur de recherche pour trouver l’appartement le moins cher qui vous conviendrait
  3. Trouvez les coordonées de contact de l’agence qui propose l’appartement
A l’issue du test, il lui sera posé les questions suivantes :
  1. Quel à été le point le plus frustrant sur ce site ?
  2. Quelles sont vos suggestions d’amélioration du site que vous feriez ?

Note : dans un test « normal » il y aurait beaucoup plus de tâches, on est ici sur un test très court.

Note 2 : seloger.com n’est pas un client d’Appili ; ce test est un test de sélection qui permet de valider que le testeur pourra effectivement faires des tests pour Appili.

Vidéo du test (5 min 40)

(vidéo hébergée sur Youtube. voir ici pour une vidéo de meilleur qualité)

Réponses aux questions

Quel à été le point le plus frustrant sur ce site ?

Je n’y ai pas trouvé de points réellement « frustrant »

Quelles sont vos suggestions d’amélioration du site que vous feriez ?

Lors de ma première recherche, je n’ai pas coché « location » ou « achat », J’ai juste renseigné la localisation : La recherche ne s’est pas lancée. Le mieux serait que le site m’indique que je n’ai pas saisie assez de critère pour lancer la recherche et qu’il m’indique les critères obligatoire par une surbrillance (+ infobull) pour que la recherche se lance

Et voici le rapport complet du test : http://www.appili.com/fr/share/5f573b82f1da8677c86d695538c530d136b6c489

Bilan : 2 points à améliorer

1) Le choix achat/location

C’est le point le plus évident. L’utilisateur n’a pas vu qu’il fallait faire un choix, n’a pas vu la mise en surbrillance, et n’a pas plus vu lors de ses essais subséquents. Un simple popin d’aide sur les boutons radio devrait suffire.

2) Le tri des résultats.

Pas un très gros problème ici, mettre ce point plus en avant, ou le positionner à un endroit plus approprié devrait beaucoup aider.

Posté le par Yannick d'Appili dans Tests utilisateurs Commenter

8 obstacles à l’inscription dans vos formulaires

S’inscrire pour un site est devenu un engagement d’une certaine importance pour les internautes. Les utilisateurs qui s’inscrivent à votre site vous confient leurs informations personnelles et choisissent de vous faire confiance. Si vous violez cette confiance, cela détériorera fortement la perception que vos utilisateurs ont de votre service. La plupart des internautes aujourd’hui sont attentifs à qui a accès à leurs informations. Si vous ne voyez que peu d’inscriptions, il est probable que vos formulaires d’inscription bloquent les utilisateurs. Voici huit raisons pour lesquelles les internautes refusent de s’inscrire.

1. La peur d’être spammé

La plupart des utilisateurs ont peur que s’ils s’inscrivent à un site, il recevront du spam. Ce n’est un problème que pour les formulaires qui requièrent l’email de l’utilisateur – soit quasiment tous ! Si vous demandez l’email de l’utilisateur, notez à coté du champ ce à quoi cet email sera utilisé. Cela permettra de rassurer les utilisateurs quand au spam qu’ils pensent pouvoir recevoir.

2. La peur qu’une inscription via Facebook ou Twitter résultera en du spam pour les amis ou followers

S’il n’aiment pas le spam, ils n’aiment pas spammer non plus. Les inscriptions via Facebook et Twitter sont connues pour automatiquement spammer les followers et amis avec des updates sur l’activité de l’utilisateur. Si vous utilisez ce type d’inscription, assurez vous d’informer vos utilisateurs que l’application n’enverra pas automatiquement automatiquement des messages. Par exemple :

Cette application ne pourra pas:

  • Suivre de nouvelles personnes
  • Mettre à jour votre profil
  • Tweeter pour vous
  • Accéder à vos messages direct
  • Voir votre mot de passe twitter

3. Pas de possibilité de supprimer le compte

Souvent les utilisateurs vont s’inscrire à un site et ne souhaiteront plus l’utiliser plus tard. Mentionner explicitement la possibilité de supprimer le compte rassurera les utilisateurs quant à cette possibilité. Autant que possible, essayez de le mentionner dans le formulaire d’inscription.

4. Un sentiment d’insécurité sur la gestion des information personnelles

Pour que les utilisateurs vont vous fournissent des informations sensibles, telles que leur numéros de cartes de crédit ou leur adresse, ils veulent être sûrs que leurs données seront gérées de manière sécurisée. Cela inclus l’encryptions des informations. Informez vos utilisateurs sur le fait que l’information stockée sur vos serveurs est sécurisée.

5. Un formulaire trop long par rapport à la valeur gagnée

Si votre formulaire est long et demande une certaine quantité de travail à remplir, les utilisateurs vont mettre en balance le travail nécessaire à la complétion du formulaire par rapport à la valeur attendue qu’ils retireront de votre site. Si la valeur attendue est faible, il y a peu de chance qu’ils finissent le formulaire. Si la valeur est élevée, ils mettront le temps qu’il faudra pour obtenir ce qu’ils veulent. La règle générale est de demander le moins d’informations possible lors de l’inscription. Vous pourrez toujours demander plus d’information des utilisateurs une fois qu’ils seront inscrits.

6. Demander de l’information que vos utilisateurs ne pensent pas que vous avez besoin

Tout ce que vous demandez aux utilisateurs doit être lié à l’utilisation du site web. Si un utilisateur pense que vous demandez quelque chose qui n’est pas nécessaire, soit ils donneront des informations fausses, soit ils ne rempliront pas votre formulaire. Si vous devez demander une information que l’utilisateur pourrait remettre en question, mettez une note à coté du champ expliquant pourquoi vous avez besoin de cette information.

7. Demander la carte bancaire pour un essai gratuit

Les essais gratuits permettent à un utilisateur d’essayer le site avant de s’engager fermement. Demander le numéro de carte bancaire pour un essai gratuit est demander à vos utilisateur de prendre un grand risque avant même qu’ils soient sûr de vouloir utiliser votre site. Même si vous n’allez pas le faire payer pendant l’essai gratuit, la plupart des utilisateurs ne voudront pas fournir le numéro de carte bancaire juste pour essayer votre site.

Donnez l’essai gratuit sans demander le numéro de carte bancaire. Un rappel à la fin de l’essai suffira pour les utilisateur convaincus.

8. Un service pas clair/attrayant

Quand les utilisateurs visitent votre page d’accueil, ils doivent avoir une idée claire de ce que votre site leur propose. Si ce n’est pas le cas, votre page d’accueil doit être retravaillée. Les utilisateurs ne s’inscriront pas sur un site qu’ils ne comprennent pas ou ne trouvent pas attrayant. Attirez les utilisateurs en montrant explicitement ce que votre site offre et les bénéfices qu’ils en tireront.

Au final, c’est le ressenti qui compte

Obtenir une inscription est uniquement à propos de l’impression que vous faites, et de la confiance que vous projetez. Gagnez la confiance des internautes en prenant des précautions de sécurité avec leurs informations, et soyez transparent quant à l’utilisation que vous ferez de leurs informations. Donnez leur le contrôle de ces informations, et ne demandez que ce dont vous avez besoin à l’inscription. Si vous faites tout cela sur votre formulaire d’inscription, vous retirerez tout les obstacles à l’inscription.

Source : http://uxmovement.com/forms/8-reasons-users-arent-filling-out-your-sign-up-form/

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 2 commentaires

Interview : Alexandre Grimault, sur le rôle des tests utilisateurs dans les créations et refontes de sites web

Aujourd’hui, Alexandre Grimault, chef de Projet chez Courant Alternatif nous parle de son expérience   et du rôle des tests utilisateurs dans les créations et refontes de sites web.

Est-ce que vous pourriez décrire votre activité et votre rôle dans votre organisation ?


Je suis principalement chef de projet dans une petite agence de 5 personnes qui travaille au quotidien avec une agence de communication globale, nous nous définissons comme un studio de production multimédia. J’ai évolué vers ce poste après une année de développeur web dans cette même structure, l’équipe restreinte m’oblige à parfois porter à nouveau la casquette de développeur, une polyvalence agréable pour un début de carrière.

Qu’est-ce qui vous a poussez à mettre en place des tests utilisateurs ?


C’est intervenu assez naturellement compte tenu de l’ampleur du projet sur lequel nous avons été sollicité. C’est une création complète, du site comme de la structure en place qui va le gérer, à cet effet il nous a paru logique de tester le fruit de cette conception auprès des utilisateurs finaux du produit. D’autant plus parce que la conception a été longue et a réuni de nombreux acteurs, il était donc essentiel dans une phase « bêta » du site de faire intervenir des tests utilisateurs. En tant qu’utilisateur extérieur et surtout neutre, c’est la vision la plus objective que nous pouvons avoir de notre travail.

 En quoi les tests utilisateurs apportent une valeure ajoutée à votre activité ?


Le test utilisateur permet de fiabiliser et perfectionner le produit grâce aux retours des testeurs et à notre analyse de leur test.
En ce sens c’est un gage de qualité et de rassurance autant pour nous que pour notre client.
Cela permet aussi d’impliquer tous les acteurs dans la conception d’un produit adapté. Le client a sa vision, le concepteur a sa vision et l’utilisateur a sa vision ; le client et le concepteur sont au coeur du projet du début à la fin, pourquoi pas l’utilisateur ? En ce sens le test utilisateur est primordial pour offrir à l’utilisateur la meilleure expérience possible. Et c’est du coup indissociable de confronter ce test utilisateur à une prise de besoins auprès d’utilisateurs potentiels en amont du projet (questionnaires, focus groups, etc.).

Quels conseils donneriez vous à ceux souhaitant optimisez leurs sites internet ?


De ma faible expérience, optimiser ou refondre son site m’apparait comme une tâche plus complexe que créer son site notamment car il faut respecter les habitudes des utilisateurs actuels et ne pas les perdre en supprimant / modifiant leurs chemins de navigation ou des fonctionnalités appréciées. En ce sens, il n’est pas envisageable d’optimiser un produit sans y intégrer pleinement ceux qui l’utilisent (peut être) au quotidien. Pour cela, identifier les utilisateurs actifs, les contacter et procéder à des tests pour identifier ce qui va, ce qui ne va pas, ce qui est apprécié, ce qui est ignoré et essayer de comprendre pourquoi. Sans pour autant tout baser sur leur retour d’expérience, c’est un avis solide à ne jamais mettre de côté lorsqu’on optimise son site internet. Attention cependant, l’utilisateur a pu s’adapter à quelque chose qui n’était pas optimisé et ça, ce n’est pas lui qui ne va vous le montrer ni vous le dire, c’est là qu’entre en jeu le concepteur dans son rôle d’analyste : identifier les incohérences pour optimiser sans jamais dénaturer.

Posté le par Yannick d'Appili dans Interview 1 commentaire

Trouver l’équilibre entre les besoins de l’utilisateur et les volontés du client

Vous avez tous eu un projet comme ça. Après des mois de travail avec l’équipe web du client qui consiste en un développeur web et un responsable marketing, le projet s’est apparemment bien passé. Le client est content et vous êtes content. Vous avez passé des mois d’études sur les utilisateurs, qui ils sont et quels sont leurs objectifs, et vous avez transformés les flux utilisateurs en des wireframes et des prototype fonctionnels. Les concepts sont devenus des designs, et vous êtes fiers de ce que vous avez créé.

Un dernier meeting reste à faire : un meeting avec le décisionnaire senior et son comité pour obtenir le bon à tirer sur le prototype. Le directeur arrive, s’assoie en bout de table, et tout de suite vous pouvez voir qu’il n’est pas content. Vos derniers designs sont dans ses mains, raturés des ses commentaires en rouge.

Le site ne correspond pas à ses attentes. Il a refait le wireframe de vos designs sur un bout de papier. Il a changé votre navigation, votre wording, votre agencement et vos couleurs. Il veut que vous alliez redesigner ses wireframes et représentiez un nouveau prototype.

Vous vous tournez vers vos « alliés », le responsable marketing et le développeur web, en attendant de l’aide, et vous vous rendez compte qu’ils ne font que regarder leur bloc note. C’est à vous de vous débrouiller…

Avant de commencer à défendre votre travail, prenez en compte le pour et le contre de la mise en pratique des demandes du directeur

Pourquoi écouter le directeur

Le directeur connait son business, et très probablement son industrie bien mieux que vous ne le ferez. Il vit pour cette entreprise depuis plusieurs années et a de très bonnes connaissances de ses clients et de la stratégie de l’entreprise. Il est également votre client, et paie pour ce projet et de potentiels futurs projets, donc d’un point de vue business, écouter ses opinions et le garder de bonne humeur pourrait aider à construire une relations durable qui mènera à d’autres projets.

Il faut aussi se demander si votre fierté ne vous dessert pas. Est-ce qu’un peu de rancœur vous empèche d’écouter des opinions différentes ? Ou peut-être que vous avez passé trop de temps sur ce projet, à se focaliser sur une seule solution sans penser aux alternatives ?

Pourquoi ne pas écouter le directeur

Il y a aussi beaucoup de bonnes raisons de ne pas écouter le directeur. Peut-être qu’il a été impliqué dans le coté business et l’aspect politique de l’entreprise pendant trop longtemps et a perdu de vue la réalité sur les utilisateurs. Son jugement et sa façon d’organiser le business sont peut-être clairs pour lui mais pas pour les utilisateurs du site. Peut-être que sa fierté l’empêche de faire une décision rationnelle car il cherche à appuyer sa position de « chef » aux autres membres de l’équipe.

Il est aussi probable que ce soit la première ou deuxième refonte de site web qu’il ai eu à encadrer, et il est également possible qu’il manque d’expérience dans l’industrie du web. Il vous a embauché vous en tant qu’expert et paye pour votre expérience dans le domaine. Vous avez passé des heures à étudier et faire des études sur les utilisateur, et vous connaissez la raison de vos décisions mieux que lui.

Survivre à la réunion

Donc, comment survivre à l’heure de réunion qui va suivre et retourner la position du directeur ?

Il est important de lui faire comprendre qu’au final, ce que l’utilisateur veut et ce qu’il veut sont la même chose. Bien préparer la réunion de signature est cruciale pour cela. Il faut que vous ayez une explication derrière chaque décision et chaque choix de design que vous avez fait. Un des meilleurs outils du consultant UX pour convaincre, est de s’appuyer sur vos études avec des phrases du type « nos tests ont montré que… » ou « notre recherche a prouvé queé. Si le projet a utilisé des tests utilisateurs, soyez prêts à montrer aux directeur des vidéos d’utilisateurs commentant le design ou utilisant bien le site. Il sera plus difficile pour lui d’argumenter le contraire après avoir vu un utilisateur utilisant sans difficulté le prototype. S’il n’est toujours pas convaincu, il peut être nécessaire de suggérer des tests utilisateurs supplémentaires, ou des tests A/B pour donner une analyse quantitative qui permettra à la meilleure solution d’être choisie.

Au final il faudra faire attention et choisir vos combats. Quelquefois, laisser le directeur sauver la face en concédant dans certains points qui causent le moins de dommage pour à la place se focaliser sur les problèmes d’utilisabilité majeurs pourra être nécessaire. Cependant, il faudra aussi savoir quand arrêter les frais. Un projet qui requiert un redesign extensif et de nombreuses itérations coûteuses peut ne pas valoir le coup. Votre réputation est basé sur le travail que vous avez créé, et il sera difficile d’expliquer à des futurs clients les gros désaccords avec un client qui ont mené aux designs dans votre portfolio. Des fois, ils vaut vraiment mieux passer à autre chose et apprendre de ses erreurs.

A se rappeler pour l’avenir

En tant que consultants, il faut souvent faire attention dans l’approche initiale. Avec une meilleur gestion du projet et de la relation, ces situations peuvent être évitées. Quelques points à prendre en compte en démarrant un project :

  • Assurez vous du soutien des décisionnaire tôt dans le projet. Mettez en avant l’importance de l’implication de ces acteurs, et les risques s’ils ne sont pas présents régulièrement – et discutez de comment éviter ces risques.
  • Incluez les décisionnaires dans les décisions importantes. Des ateliers de travail collaboratifs incluant les N+X sont souvent une très bonne façon d’obtenir l’acceptation des décisionnaires. Cela mène aussi souvent à une meilleure solution que celle que vous auriez pu proposer. Laisser les clients sentir l’importance qu’ils ont eu dans une décision est une très bonne façon d’obtenir du soutien.
  • Pour les livrables, incluez un résumé. Les gens peu disponibles seront plus enclins à lire le résumé que le document complet.
  • Obtenez souvent un accord. Si le directeur est en accord avec les personas, les tâches, les flux utilisateur et peut voir le processus, il sera plus difficile de changer du tout au tout à la fin et de refuser l’ensemble.

Vu le coté qualitatif du travail, le rôle du consultant en ergonomie n’est pas évident. Assurez vous de l’accord régulier, expliquez le process et travaillez de près avec les clients pour assurer le succès de vos projets.

Traduit librement de cet article (en) : http://www.uxbooth.com/blog/finding-the-balance-users-needs-vs-clients-wants/

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 2 commentaires

Les 10 règles de l’expérience utilisateur selon Google

Google met en ligne « Ten principles that contribute to a Googley user experience » soit « Dix principes qui contribuent à une expérience utilisateur Googlesque ». En voici une rapide revue et si elles vous concernent :

  1. Focalisez vous sur les personnes – leur vies, leur travail, leur rêves

    L’objectif est ici pour Google de définir avant tout des produits qui vont s’insérer dans la vie de tous les jours. On a d’ailleur pu le voir dans leur première publicité au Superbowl : http://www.youtube.com/watch?v=nnsSUqgkDwU

    C’est autant une approche marketing que design et expérience utilisateur : le produit Google doit être naturel d’utilisation

  2. Chaque milliseconde compte

    C’est un avantage dont on a parlé, et Google s’attaque là dessus à tous les aspects de la vitesse sur le web navigateur (Google Chrome), vitesse de rendu (le module apache pagespeed), temps de chargement (protocole SPDY vs HTTP, Google developer tools), éxecution des scripts (le langage Dart vs Javascript). Clairement c’est une approche louable. Pas sûr qu’on puisse tous les imiter sur ce point en changeant l’infrastructure même du web à cette fin. Google le sait et c’est pour eux un avantage compétitif face aux concurrents.
  3. La simplicité est puissante

    Google est là-dessus pionnier et montre la voix : leur page d’accueil a toujours été un modèle de simplicité. Un principe à suivre.
  4. Parlez au débutants et attirez les experts

    Ici Google se fixe un but pas simple à atteindre : designer pour le plus grand nombre sans viser le plus petit dénominateur commun. Un principe très intéressant cependant : si l’utilisateur lambda doit pouvoir utiliser l’application, le power user doit aussi être en mesure d’y trouver son compte. Les opérateurs du moteur de recherche en sont un très bon exemple : ne pas les connaitre n’empèche pas quelqu’un d’utiliser le moteur ; mais grace à eux les experts pourront obtenir les résultats plus poussés qu’ils recherchent.
  5. Osez innover

    Google déclare encourager les design qui prennent des risques. A imiter à bon escient : un design novateur risque de ne passuivre les conventions, d’ajouter de la confusion aux utilisateurs. C’est risqué. Exemple à charge : Google Wave.
  6. Designez pour le monde

    Une problèmatique qui ne vous touchera pas forcément : les utilisateurs multilangue, multicultures. Ceci dit, il y a un autre aspect qui touche tous les développeurs de sites web : développez pour toutes les version de navigateurs, toutes les tailles d’écran… Il faut aussi penser à l’accesibilité du site, et le rendre sinon aussi facile à utiliser pour tout le monde en tout cas possible à utiliser par tous.
  7. Planifiez pour le business d’aujourd’hui et de demain

    Ce slogan signifie en fait que Google ne veut pas mettre en avant les profits avant le nombre d’utilisateur : une fonctionnalité qui augmentera le chiffre d’affaires en faisant baisser le nombre d’utilisateurs est un risque pour Google. Ce n’est pas le cas pour tous le monde. Il peut par exemle être parfois nécéssaire de privilégier avant tout un petit nombre d’utilisateurs payants plutôt qu’un grand nombre d’utilisateurs en mode « freemium ». A voir suivant votre cas et vos objectifs.
  8. Faire plaisir aux yeux sans distraire l’esprit

    Il s’agit avant tout de faire la part des choses entre une application visuellement réussie, et une application efficace à l’utilisation : le choix de la police ne doit par exemple pas se faire au détriment de la lisibilité.

  9. Méritez la confiance des gens

    A appliquer par tous ! Votre application doit correspondre aux attentes, vos engagements tenus et vos utilisateurs jamais surpris de manière désagréable. Cela veut dire aussi faire attention au données confidentielles.
  10. Ajoutez une touche humaine

    Doodle, Easter Eggs… si les personnes derrière Google sont invisibles, Google fait attention à donner de la personnalité à ses produits. Un exemple à suivre.
Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 3 commentaires

5 étapes pour mettre en places un test utilisateur

Les tests utilisateurs ne sont pas très compliqués à mettre en place. Mais encore faut-il adopter la bonne méthodologie.

Ci-dessous un guide rapide en 5 étapes pour tirer le meilleur de sa session de tests utilisateurs.

1) Sélectionnez vos testeurs

Vous désirez sélectionner pour votre test utilisateur les testeurs qui représentent au mieux l’échantillon (ou les échantillons) de vos actuels ou futurs consommateurs.

Donc dans l’idéal, les testeurs que vous allez engager respecteront des critères basiques tels que l’âge ou le sexe de vos consommateurs finaux. Les critères pourront bien sûr être plus ou moins affinés selon vos besoins, mais prendre en compte des critères trop restrictifs vous fera perdre du temps précieux dans la recherche de vos testeurs.

2) Expliquez le contexte de votre test

Votre testeur a de fortes chances de ne pas connaître votre site. Le fait de mettre en contexte votre tests facilitera sa prise en main et le mettra en situation réelle vis-à-vis de votre test utilisateur.

Cette mise en condition devra se rapprocher de cas réels d’utilisation pour coller au plus près d’une utilisation normale de votre site et permettre à votre testeur de s’identifier à ce cas standard.

3) Rédigez des tâches

Le principe même des tests utilisateurs est de définir des tâches que vous allez faire réaliser à vos testeurs. Ces tâches vous permettront de suivre la compréhension de votre site par des testeurs qui n’ont a priori pas de connaissances particulières sur votre site.

Ces tâches doivent correspondre aux tâches qu’un utilisateur réel aurait effectuées sur votre site. En priorité, il est conseillé de faire tester des tâches qui touchent au cœur de l’activité de votre site. Par exemple pour un site e-commerce, cela peut correspondre au processus de recherche de produits et d’achats.

4) Posez des questions ouvertes

Les questions a posteriori que vous poserez sur votre site est un excellent moyen de comprendre le ressenti de vos utilisateurs.

Idéalement ces questions seront ouvertes de manière à ne pas trop influencer le testeur et à tirer le maximum des commentaires qu’il apportera sur votre site.

5) Traitez des données qualitatives et quantitatives

Le traitement des données issues d’un test utilisateur est une des partie les plus critiques, car c’est à partir de ces résultats que vous allez définir la nécessité ou non d’effectuer des modifications sur votre site.

Les données quantitatives vous permettrons d’objectiver les différents tests utilisateurs en comparant des métriques tels que le taux de complétion ou encore le temps nécessaire pour effectuer une tâche. Les données qualitatives apporteront en revanche une perception plus subjective qui permettra de faire des analyses comportementales souvent même plus pertinentes que des données quantitatives.

Posté le par Florian d'Appili dans Tests utilisateurs 2 commentaires

Utilisabilité des CMS : 5 (autres) points à réfléchir

Il y a une semaine nous avons parlé de 5 points à voir pour l’ergonomie des CMS d’entreprises. Pour approfondir le sujet, voilà 5 nouveau points auxquels il faudra penser pour votre prochain développement

1) La page de login

Le Single Sign On (SSO) ou la possibilité de se logguer avec les identifiants « desktop » est un must pour le auteurs. La feature est relativement simple, mais elle est d’une grande importance pour assurer une expérience utilisateur satisfaisant?

La plupart des auteurs de contenu n’utiliseront pas le CMS de façon régulière. Ils peuvent en avoir besoin une fois par mois – voire moins. Il est très probable qu’ils vont perdre leurs identifiants. Ce type de problème sera une barrière supplémentaire à la mise en place d’un CMS.

2) L’éditeur WYSIWIG

WYSIWYG : « What you see is what you get » – ce que vous voyez, c’est ce que vous aurez. La plupart du temps, malheureusement, le résultat ne correspond pas aux attentes.

Le utilisateur reçoive souvent le contenu sous forme de document Word, PowerPoint ou PDF qu’il voudront copier-coller vers l’éditeur WYSIWYG. Très très (très) souvent, la mise en page du contenu ne survit pas au copié-collé, et les utilisateur vont devoir manipuler le code HTML résultant pour résoudre ces problèmes. Comme bien souvent, les utilisateurs ne sont pas des experts d’HTML, on va droit vers de fortes frustrations. Il est toujours bon que votre éditeur sache gérer le texte provenant de Word.

Il peut être intéressant de limiter le nombre de styles disponibles à ceux du CSS du front-office, afin d’aider les auteurs novices à faire l’édition.

3) Processus d’approbation du contenu

Les personnes qui auront le pouvoir d’approuver du contenu pour publication sont généralement des gens « seniors » dans l’organisation, tels que des chef de produits, des responsables marketing, ou l’équipe de communication du siège de l’entreprise. Il est important d’évaluer et prendre en compte l’expérience utilisateur de ces personnes. La possibilité de prévisualiser le contenu est importante. Une autre fonctionnalité qui peut leur être utile est de pouvoir approuver le contenu simplement en envoyant un email.

4) Ne livrez que le produit fini

Il y a souvent une forte pression pour livrer dès que le strict minimum est fait. Cependant, ceci peut avoir des effets très pervers sur l’acceptation de la solution CMS car à ce point là, les pré-requis d’utilisabilité ne sont souvent pas respectés.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut interagir avec les utilisateurs finaux qu’à la fin du projet. Il faut au contraire avoir tout au long du développement des contacts très rapprochés avec un de leur représentant et lui montrer les améliorations au fur et à mesure, et obtenir du feedback sur le scénario business.

5) Protégez les utilisateurs de complexités techniques

Votre solution CMS peut être puissant, complexe, et équipée de beaucoup de fonctionnalités sympas. Les utilisateur, d’une manière générale, se moquent de ces fonctionnalités. Donc, évitez d’utiliser des termes techniques complexes et proposez un outil simple à comprendre et à utiliser.

Conclusion

Les solutions CMS sont choisies pour simplifier la vie des auteurs et éditeurs de contenu. Aussi, l’utilisabilité doit être une problématique primordiale pour ce type de projet pour l’acceptation du projet par les utilisateurs finaux.

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 4 commentaires

Sur quels supports réaliser des tests utilisateurs ?

Rien de mieux que réaliser un test utilisateur sur un site Web finalisé : le testeur réagit à un produit fini et cohérent, ce qui donne tout son potentiel au test utilisateur.

Cependant, plus les problèmes sont identifiés en amont et moins le temps de « re-travail » (développement, gestion de projet, qualité) sera important, ce qui par conséquence réduira nettement
l’enveloppe budgétaire de votre projet.

Chaque type de support va donner des résultats légèrement différents. En général, la règle de base est la suivante: plus le support que vous faites tester est proche du site Web finalisé et plus le retour d’informations que vous obtiendrez sera pertinent.

Croquis

 

Idéal pour tester des idées ou des concepts ; le croquis est rapide à réaliser et un support idéal pour tester de personne à personne. En effet, le croquis nécessite une interaction forte avec le testeur pour lui expliquer le concept et baser le test utilisateur sur un échange est nécessaire.

Avec un croquis cependant, vous aurez la capacité de voir très tôt si votre idée a du sens et surtout anticiper les parties de votre projet qui ne marcheront pas très bien.

Wireframe

 

Les wireframes sont un peu comme les plans d’une maison et peuvent être un peu intimidant pour certaines personnes non habitués à ses codes, ce qui peut rendre difficile l’obtention de retours pertinents.

Ce que vous allez sortir de l’utilisation de wireframe est un support qui est plus proche de la réalité qu’un croquis et une bien meilleure présentation des détails.

Design visuel

 

Design visuel

Les designs sont excellents pour réaliser des tests utilisateurs. Si vous avez les ressources internes ou cette compétence vous-même, c’est une excellente façon de valider les premières idées.

Ce type de support semble réel aux utilisateurs et il est facile pour les personnes à assimiler. Vous n’avez pas à dépenser beaucoup de temps ce qui le rend idéal. Le point est de le rendre suffisamment réel pour tester, mais de ne pas le faire aboutir jusqu’au produit final : la perfection est l’ennemi du bien!

Prototype

 

Les prototypes sont l’une des meilleures façons d’obtenir la vision la plus proche de la réalité. Cependant, un prototype a un temps et le coût des efforts qui lui est associée de sorte que vous devez faire attention quand vous construisez un prototype à combien de temps vous allez y consacrer.

Selon la complexité de votre prototype, il peut être fait en un jour ou deux. Ce que vous obtiendrez en revanche en utilisant un prototype est difficile à obtenir avec les supports cités ci-dessus : la capacité de
voir les gens cliquer sur l’interface, qui met l’utilisateur dans une meilleure position pour répondre à des tâches précises et voir la motivation de l’utilisateur dans ce qu’il essaye d’accomplir.

Posté le par Florian d'Appili dans Tests utilisateurs 1 commentaire

Pourquoi conduire des tests utilisateurs lors de recherches SEO ?

«Créez des sites Web pour les utilisateurs, et non pour les moteurs de recherche» est le conseil sans cesse mis en avant par le staff de Google.

Lorsque nous nous soucions du SEO, nous sommes habitués à regarder les sites Web et à analyser la façon dont ils seraient considérés par un moteur de recherche. En réalité cependant, il y a un chevauchement assez grand entre l’utilité pour les utilisateurs et celui pour les moteurs de recherche.

Test utilisateur SEO

Cela signifie qu’il est souvent nécessaire de mener des recherches du type tests utilisateurs dans les étapes initiales de votre projet de référencement pour acquérir de précieuses connaissances sur la façon dont les visiteurs réels visualisent et utilisent votre site.

 

Taux de rebond élevé

 
La raison d’un taux de rebond élevé n’est pas toujours évidente. En effectuant des tests utilisateurs pour nos clients, il apparait que lors de la visualisation d’une page d’accueil pour la première fois, les utilisateurs ne sont pas immédiatement sûrs de ce que le site est en fait à propos.

Cette augmentation du taux de rebonds peut avoir des origines assez variées telles que des images trompeuses sur la page d’accueil ou des rubriques qui ne sont pas évidentes.

Or si les utilisateurs ont des problèmes à figurer la raison d’être d’un site, les chances sont donc très fortes pour que les robots de Google rencontrent les mêmes problèmes.

 

Temps passé sur un site

 
De même, si les gens passent beaucoup de temps sur votre site, vous ne pouvez vraiment que spéculer sur les raisons inhérentes. Est-ce parce qu’ils participent davantage sur votre contenu? Ou est-ce vraiment parce qu’ils ne peuvent trouver ce qu’ils cherchent ?

Les tests utilisateurs peuvent être en mesure de vous aider à trouver les réponses à ces questions.
 

Les mots-clés sont utiles aux utilisateurs, et pas seulement aux moteurs de recherche

 
Sinon … pourquoi les gens les chercheraient-ils? Les mots-clés sont révélateurs du comportement des utilisateurs, et le volume de recherche sont révélateurs de la façon dont les gens pensent.

Nous sommes évidemment enclins à optimiser les balises d’en-tête de mots clés ciblés, mais cela peut souvent avoir des avantages pour les utilisateurs, aussi parce les mots-clés peuvent leur donner une idée plus claire de ce que chaque section d’un site sera à propos.

Dans des limites raisonnables, utiliser des mots clés pour aider vos utilisateurs à trouver leurs chemins autour de votre site a un sens, et permet d’éviter la confusion sur l’objectif du site (ce que les tests utilisateurs mettent en avant pour nos clients).

 

Conclusion

 
Les tests utilisateurs peuvent nous éclairer sur le comportement des utilisateurs derrière les métriques sèches disponibles dans Google Analytics, ce qui en permet évidemment d’améliorer les taux de conversion.

Il est également intéressant de noter que si un gérant de site Web veut conduire un changement de pour des besoins de référencement, la preuve concrète de par l’utilisation qui est en faite par les utilisateurs peut s’avérer des plus convaincantes.

Les tests utilisateurs n’ont pas seulement pour objectif d’améliorer les problèmes d’utilisabilité ou d’identifier des bugs ; des parties de votre site difficiles à utiliser peuvent cacher des problèmes SEO que vous n’aviez pas identifiés.

Posté le par Florian d'Appili dans Tests utilisateurs Commenter