3 méthodes utilisées en ergonomie informatique pour ne pas réaliser un site à côté de la plaque

La conception et le développement sont des étapes critiques dans la vie d’un site Web. En effet, elles vont poser la base sur laquelle tout changement sera compliqué à mettre en place, aussi bien en temps qu’en coût (ce que vous ne souhaitez certainement pas pour votre site !)

3 méthodes utilisées en ergonomie informatique pour ne pas réalisez un site à côté de la plaque

Si vous ne désirez pas réaliser un site Web qui soit dès le départ à côté de la plaque, Appili vous énumère les méthodes d’ergonomie informatique à suivre pour rester dans les règles de l’art.

Le tri par cartes

Le tri par cartes demande à un groupe de participants experts ou utilisateurs de concevoir l’architecture de l’information du site au travers de :
- l’organisation des fonctionnalités
- l’arborescence des rubriques d’un site web
- la structure des menus

Le tri par cartes

Au début du tri par cartes, les participants doivent identifier les termes et concepts liés aux tâches qu’ils souhaitent réaliser. Ils sont ensuite retranscrits sur des cartes ou des post-it pour être triés puis classifiés.

Cette démarche d’ergonomie informatique est mise en œuvre dès le début de la phase de conception, car elle concerne l’organisation et la terminologie du site.

Le tri par carte est probablement la méthode la plus efficace pour construire une organisation du contenu dans laquelle l’utilisateur retrouve facilement les informations qu’il recherche. De plus, cette méthode permet de s’assurer que le site Web utilise le langage de l’utilisateur, ce qui le rend plus compréhensible.

Le focus groupe

Le focus groupe est associés aux méthodes dites d’enquête en permettant de recueillir l’opinion des utilisateurs sur un site web. On dispose ainsi des motivations et attitudes des utilisateurs à partir de leurs pratiques du site ou de leurs expériences.

Le focus groupe

Le focus groupe se pratique systématiquement avec plusieurs participants : utilisateurs ou futurs utilisateurs du site, dans le but de recueillir des données subjectives liées à la perception. Traditionnellement, en ergonomie informatique, le focus groupe ne dépasse pas les 8 utilisateurs, car au-delà les utilisateurs les plus timides, risquent de ne pas s’exprimer.

Essentiel en phase d’analyse pour démarrer la conception d’un nouveau site pour aborder les préférences et les attentes des utilisateurs visés, le focus groupe permet en plus de recueillir des idées nouvelles partagées et approfondies en commun.

Les personas

Les personas sont des personnes fictives, soit des représentations d’utilisateurs possibles une fois le site développé, auxquels les concepteurs pourront se référer lors de la conception du site.

Les personas

Les personas sont construits sur la base d’une étude précise des utilisateurs d’un site. Présentés sous forme de fiche, ils comprennent différentes informations pour les identifier comme le prénom, l’âge, ou traits de personnalité avec un peu d’histoire personnelle pour leur donner une identité.

Cette méthode d’ergonomie informatique permet de concevoir un site en s’attachant à ce que chaque persona puisse atteindre ses objectifs et réaliser les tâches qui le distinguent. A chaque étape de la conception, les membres de l’équipe de développement pourront se référer aux personas pour vérifier que le site répond à leurs spécificités.

Posté le par Florian d'Appili dans Ergonomie des sites web 6 commentaires
  • http://twitter.com/iergo Raphaël Yharrassarry

    Le focus group n’est pas une  méthode pertinente en ergonomie. En ergonomie on s’intéresse à l’activité réelle. A ce que les gens font et non à ce qu’ils disent faire encore moins en groupe. Ecouter un groupe et faire le site en fonction est sans doute le meilleur moyen d’être à coté de la plaque. L’utilisateur n’est pas concepteur.

  • Florian d’Appili

    Prendre en compte les opinions mentionnées lors d’un focus groupe permet d’avoir une démarche centrée utilisateur, ce qui accroît les chances d’obtenir un site Web ergonomique. Après évidemment, ce ne sont que des opinions, il y a donc un réel effort d’analyse suite à la mise en place d’un focus groupe

    • http://twitter.com/iergo Raphaël Yharrassarry

      Quelle est la validité de telles opinions ? Est que ces opinions vont se traduire en comportements ? Est ce que cela représente tous les utilisateurs ? Est ce que c’est prédictifs ? non…

      Ecouter les opinions, c’est du marketing ou de la politique, pas de l’ergonomie.

      Le seul cas pertinent des groupes de travail, c’est pour présenter une application déjà conçues à des professionnels et s’assurer que ce que l’on propose corresponds bien à leurs règles métiers.

      • http://www.appili.com Florian d’Appili

        Bonjour Raphaël,

        En effet, rien ne garantit que les opinions de focus group vont se traduire en comportements, mais cela permet d’avoir une vision centrée utilisateur ce qui est toujours positif lorsque l’on part sur la création d’un site ou sur sa refonte.
        Pour info, une source de Wikipedia qui mentionne ce sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie_informatique

        Merci de ce retour et surtout de lancer le débat.

        • http://nickko.org Nickko

          Je suis assez d’accord avec Raphaël.
          Peut-être est-ce là ce qui peut faire la différence entre du UCD amateur et une
          véritable prestation d’ergonomie.

          C’est pareil avec un tri de cartes, si l’on s’en sert correctement qu’on
          analyse les corrélations entre les différentes réponses etc. On peut avoir un
          bon résultat. Au contraire, si on fait ça à l’arrache et qu’on se contente de
          conserver les groupements qui reviennent le plus souvent on peut avoir un très
          mauvais résultat sur base d’un input utilisateur.

          Ensuite, peut-être ne faut-il pas prendre une méthode sortie de son contexte.
          En effet et peut importe ce que dit Wikipédia (qui n’est pas vraiment une
          référence, on ne sait même pas qui a rédiger la partie de l’article qui cite le
          focus group comme méthode d’ergonomie), si l’on prend une méthode pour faire
          n’importe quoi n’importe comment, ça n’en fait plus un outil d’ergonomie.

          Je vois un exemple dans mon quotidien, je réalise des enquêtes en ligne et j’ai
          le plus grand mal à faire comprendre qu’une enquête de satisfaction ne relève
          pas de l’ergonomie mais qu’en revanche on peut se servir d’enquêtes en ligne
          comme support pour recueillir des données bien plus utiles du point de vue de
          l’ergonomie, par exemple avec la méthode des incidents critiques ou avec des
          questionnaires normalisés comme le SUS (d’ailleurs Raphaël, j’ai bien aimé ton article à ce sujet).

          • http://www.appili.com Florian d’Appili

            Merci de ce retour pertinent Nickko.
            Et en effet, on est tous d’accord sur le fait que ce n’est pas forcement l’outil ou la méthode qui compte, mais plutôt ce que l’on en fait..