Yannick d’Appili

Exemple de test utilisateur : le site jeuxdecartes.net

Voici un nouvel exemple de test utilisateur. Cette fois-ci il s’agit non pas d’un site professionnel, mais d’un site de passionné. Le site aspire à être dans un proche avenir la référence des jeux de cartes en ligne en France.

Contexte du test

Le site est un site qui référence différents jeux de cartes, et qui permet de jouer en ligne à différents jeux.

Voici le contexte fourni au testeur :

Imaginez que vous avez envie de jouer aux cartes en ligne. Découverte de la version PC du site via google.

Vidéo du test (4 min 17)

La vidéo est reproduite ici avec l’accord des responsables du site. Regardez en plein écran et HD pour mieux en profiter.


 

Bilan & points d’améliorations

Clairement, le site n’est pas facile à découvrir pour un nouvelle utilisateur. Quelques points qui devraient permettre d’améliorer cela

1) Un moteur de recherche plus visible et plus performant

Le moteur de recherche ne recherche que sur le nom du jeux, et pas sur la description. Il est également peu visible. Il serait plus judicieux de l’afficher toujours en haut à droite et de le faire rechercher également dans la description du jeu.

2) Une meilleur hiérarchie de l’information

Le site n’est pas facile à lire, et l’organisation n’est pas aisée à déchiffrer. Le menu serait peut-être plus efficace en menu déroulant sous les onglets, avec une flèche indiquant que le menu peut-être déroulé. De cette façon, le menu ne sera qu’à un seul endroit au lieu de deux actuellement.

La différence entre liens interne et lien externe doit aussi être plus marquée pour éviter que l’utilisateur se sente perdu dès qu’un lien mène vers un site externe

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Exemple de test utilisateur : le site seloger.com

Voici un exemple de test utilisateur sur le site seloger.com

Contexte du test

Le site seloger.com est un site qui s’adresse à 2 cibles : d’un coté les agences immobilières qui diffusent leurs annoncent, et de l’autre des particuliers qui cherchent un appartement à louer ou acheter.

L’objectif du test est de se rendre compte des principaux obstacles pour un utilisateur à aller de la page d’accueil, jusqu’au contact d’une agence immobilière.

Voici donc le contexte donné au testeur :

Vous cherchez un nouvel appartement à louer. Vous allez sur le site seloger.com pour essayer d’en trouver un.

Et voici les tâches qu’il devra accomplir :

  1.  Cherchez un appartement autour de chez vous, de 3-4 pièces et 60 mêtres carrés
  2. Jouez avec les critères du moteur de recherche pour trouver l’appartement le moins cher qui vous conviendrait
  3. Trouvez les coordonées de contact de l’agence qui propose l’appartement
A l’issue du test, il lui sera posé les questions suivantes :
  1. Quel à été le point le plus frustrant sur ce site ?
  2. Quelles sont vos suggestions d’amélioration du site que vous feriez ?

Note : dans un test « normal » il y aurait beaucoup plus de tâches, on est ici sur un test très court.

Note 2 : seloger.com n’est pas un client d’Appili ; ce test est un test de sélection qui permet de valider que le testeur pourra effectivement faires des tests pour Appili.

Vidéo du test (5 min 40)

(vidéo hébergée sur Youtube. voir ici pour une vidéo de meilleur qualité)

Réponses aux questions

Quel à été le point le plus frustrant sur ce site ?

Je n’y ai pas trouvé de points réellement « frustrant »

Quelles sont vos suggestions d’amélioration du site que vous feriez ?

Lors de ma première recherche, je n’ai pas coché « location » ou « achat », J’ai juste renseigné la localisation : La recherche ne s’est pas lancée. Le mieux serait que le site m’indique que je n’ai pas saisie assez de critère pour lancer la recherche et qu’il m’indique les critères obligatoire par une surbrillance (+ infobull) pour que la recherche se lance

Et voici le rapport complet du test : http://www.appili.com/fr/share/5f573b82f1da8677c86d695538c530d136b6c489

Bilan : 2 points à améliorer

1) Le choix achat/location

C’est le point le plus évident. L’utilisateur n’a pas vu qu’il fallait faire un choix, n’a pas vu la mise en surbrillance, et n’a pas plus vu lors de ses essais subséquents. Un simple popin d’aide sur les boutons radio devrait suffire.

2) Le tri des résultats.

Pas un très gros problème ici, mettre ce point plus en avant, ou le positionner à un endroit plus approprié devrait beaucoup aider.

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8 obstacles à l’inscription dans vos formulaires

S’inscrire pour un site est devenu un engagement d’une certaine importance pour les internautes. Les utilisateurs qui s’inscrivent à votre site vous confient leurs informations personnelles et choisissent de vous faire confiance. Si vous violez cette confiance, cela détériorera fortement la perception que vos utilisateurs ont de votre service. La plupart des internautes aujourd’hui sont attentifs à qui a accès à leurs informations. Si vous ne voyez que peu d’inscriptions, il est probable que vos formulaires d’inscription bloquent les utilisateurs. Voici huit raisons pour lesquelles les internautes refusent de s’inscrire.

1. La peur d’être spammé

La plupart des utilisateurs ont peur que s’ils s’inscrivent à un site, il recevront du spam. Ce n’est un problème que pour les formulaires qui requièrent l’email de l’utilisateur – soit quasiment tous ! Si vous demandez l’email de l’utilisateur, notez à coté du champ ce à quoi cet email sera utilisé. Cela permettra de rassurer les utilisateurs quand au spam qu’ils pensent pouvoir recevoir.

2. La peur qu’une inscription via Facebook ou Twitter résultera en du spam pour les amis ou followers

S’il n’aiment pas le spam, ils n’aiment pas spammer non plus. Les inscriptions via Facebook et Twitter sont connues pour automatiquement spammer les followers et amis avec des updates sur l’activité de l’utilisateur. Si vous utilisez ce type d’inscription, assurez vous d’informer vos utilisateurs que l’application n’enverra pas automatiquement automatiquement des messages. Par exemple :

Cette application ne pourra pas:

  • Suivre de nouvelles personnes
  • Mettre à jour votre profil
  • Tweeter pour vous
  • Accéder à vos messages direct
  • Voir votre mot de passe twitter

3. Pas de possibilité de supprimer le compte

Souvent les utilisateurs vont s’inscrire à un site et ne souhaiteront plus l’utiliser plus tard. Mentionner explicitement la possibilité de supprimer le compte rassurera les utilisateurs quant à cette possibilité. Autant que possible, essayez de le mentionner dans le formulaire d’inscription.

4. Un sentiment d’insécurité sur la gestion des information personnelles

Pour que les utilisateurs vont vous fournissent des informations sensibles, telles que leur numéros de cartes de crédit ou leur adresse, ils veulent être sûrs que leurs données seront gérées de manière sécurisée. Cela inclus l’encryptions des informations. Informez vos utilisateurs sur le fait que l’information stockée sur vos serveurs est sécurisée.

5. Un formulaire trop long par rapport à la valeur gagnée

Si votre formulaire est long et demande une certaine quantité de travail à remplir, les utilisateurs vont mettre en balance le travail nécessaire à la complétion du formulaire par rapport à la valeur attendue qu’ils retireront de votre site. Si la valeur attendue est faible, il y a peu de chance qu’ils finissent le formulaire. Si la valeur est élevée, ils mettront le temps qu’il faudra pour obtenir ce qu’ils veulent. La règle générale est de demander le moins d’informations possible lors de l’inscription. Vous pourrez toujours demander plus d’information des utilisateurs une fois qu’ils seront inscrits.

6. Demander de l’information que vos utilisateurs ne pensent pas que vous avez besoin

Tout ce que vous demandez aux utilisateurs doit être lié à l’utilisation du site web. Si un utilisateur pense que vous demandez quelque chose qui n’est pas nécessaire, soit ils donneront des informations fausses, soit ils ne rempliront pas votre formulaire. Si vous devez demander une information que l’utilisateur pourrait remettre en question, mettez une note à coté du champ expliquant pourquoi vous avez besoin de cette information.

7. Demander la carte bancaire pour un essai gratuit

Les essais gratuits permettent à un utilisateur d’essayer le site avant de s’engager fermement. Demander le numéro de carte bancaire pour un essai gratuit est demander à vos utilisateur de prendre un grand risque avant même qu’ils soient sûr de vouloir utiliser votre site. Même si vous n’allez pas le faire payer pendant l’essai gratuit, la plupart des utilisateurs ne voudront pas fournir le numéro de carte bancaire juste pour essayer votre site.

Donnez l’essai gratuit sans demander le numéro de carte bancaire. Un rappel à la fin de l’essai suffira pour les utilisateur convaincus.

8. Un service pas clair/attrayant

Quand les utilisateurs visitent votre page d’accueil, ils doivent avoir une idée claire de ce que votre site leur propose. Si ce n’est pas le cas, votre page d’accueil doit être retravaillée. Les utilisateurs ne s’inscriront pas sur un site qu’ils ne comprennent pas ou ne trouvent pas attrayant. Attirez les utilisateurs en montrant explicitement ce que votre site offre et les bénéfices qu’ils en tireront.

Au final, c’est le ressenti qui compte

Obtenir une inscription est uniquement à propos de l’impression que vous faites, et de la confiance que vous projetez. Gagnez la confiance des internautes en prenant des précautions de sécurité avec leurs informations, et soyez transparent quant à l’utilisation que vous ferez de leurs informations. Donnez leur le contrôle de ces informations, et ne demandez que ce dont vous avez besoin à l’inscription. Si vous faites tout cela sur votre formulaire d’inscription, vous retirerez tout les obstacles à l’inscription.

Source : http://uxmovement.com/forms/8-reasons-users-arent-filling-out-your-sign-up-form/

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Interview : Alexandre Grimault, sur le rôle des tests utilisateurs dans les créations et refontes de sites web

Aujourd’hui, Alexandre Grimault, chef de Projet chez Courant Alternatif nous parle de son expérience   et du rôle des tests utilisateurs dans les créations et refontes de sites web.

Est-ce que vous pourriez décrire votre activité et votre rôle dans votre organisation ?


Je suis principalement chef de projet dans une petite agence de 5 personnes qui travaille au quotidien avec une agence de communication globale, nous nous définissons comme un studio de production multimédia. J’ai évolué vers ce poste après une année de développeur web dans cette même structure, l’équipe restreinte m’oblige à parfois porter à nouveau la casquette de développeur, une polyvalence agréable pour un début de carrière.

Qu’est-ce qui vous a poussez à mettre en place des tests utilisateurs ?


C’est intervenu assez naturellement compte tenu de l’ampleur du projet sur lequel nous avons été sollicité. C’est une création complète, du site comme de la structure en place qui va le gérer, à cet effet il nous a paru logique de tester le fruit de cette conception auprès des utilisateurs finaux du produit. D’autant plus parce que la conception a été longue et a réuni de nombreux acteurs, il était donc essentiel dans une phase « bêta » du site de faire intervenir des tests utilisateurs. En tant qu’utilisateur extérieur et surtout neutre, c’est la vision la plus objective que nous pouvons avoir de notre travail.

 En quoi les tests utilisateurs apportent une valeure ajoutée à votre activité ?


Le test utilisateur permet de fiabiliser et perfectionner le produit grâce aux retours des testeurs et à notre analyse de leur test.
En ce sens c’est un gage de qualité et de rassurance autant pour nous que pour notre client.
Cela permet aussi d’impliquer tous les acteurs dans la conception d’un produit adapté. Le client a sa vision, le concepteur a sa vision et l’utilisateur a sa vision ; le client et le concepteur sont au coeur du projet du début à la fin, pourquoi pas l’utilisateur ? En ce sens le test utilisateur est primordial pour offrir à l’utilisateur la meilleure expérience possible. Et c’est du coup indissociable de confronter ce test utilisateur à une prise de besoins auprès d’utilisateurs potentiels en amont du projet (questionnaires, focus groups, etc.).

Quels conseils donneriez vous à ceux souhaitant optimisez leurs sites internet ?


De ma faible expérience, optimiser ou refondre son site m’apparait comme une tâche plus complexe que créer son site notamment car il faut respecter les habitudes des utilisateurs actuels et ne pas les perdre en supprimant / modifiant leurs chemins de navigation ou des fonctionnalités appréciées. En ce sens, il n’est pas envisageable d’optimiser un produit sans y intégrer pleinement ceux qui l’utilisent (peut être) au quotidien. Pour cela, identifier les utilisateurs actifs, les contacter et procéder à des tests pour identifier ce qui va, ce qui ne va pas, ce qui est apprécié, ce qui est ignoré et essayer de comprendre pourquoi. Sans pour autant tout baser sur leur retour d’expérience, c’est un avis solide à ne jamais mettre de côté lorsqu’on optimise son site internet. Attention cependant, l’utilisateur a pu s’adapter à quelque chose qui n’était pas optimisé et ça, ce n’est pas lui qui ne va vous le montrer ni vous le dire, c’est là qu’entre en jeu le concepteur dans son rôle d’analyste : identifier les incohérences pour optimiser sans jamais dénaturer.

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Trouver l’équilibre entre les besoins de l’utilisateur et les volontés du client

Vous avez tous eu un projet comme ça. Après des mois de travail avec l’équipe web du client qui consiste en un développeur web et un responsable marketing, le projet s’est apparemment bien passé. Le client est content et vous êtes content. Vous avez passé des mois d’études sur les utilisateurs, qui ils sont et quels sont leurs objectifs, et vous avez transformés les flux utilisateurs en des wireframes et des prototype fonctionnels. Les concepts sont devenus des designs, et vous êtes fiers de ce que vous avez créé.

Un dernier meeting reste à faire : un meeting avec le décisionnaire senior et son comité pour obtenir le bon à tirer sur le prototype. Le directeur arrive, s’assoie en bout de table, et tout de suite vous pouvez voir qu’il n’est pas content. Vos derniers designs sont dans ses mains, raturés des ses commentaires en rouge.

Le site ne correspond pas à ses attentes. Il a refait le wireframe de vos designs sur un bout de papier. Il a changé votre navigation, votre wording, votre agencement et vos couleurs. Il veut que vous alliez redesigner ses wireframes et représentiez un nouveau prototype.

Vous vous tournez vers vos « alliés », le responsable marketing et le développeur web, en attendant de l’aide, et vous vous rendez compte qu’ils ne font que regarder leur bloc note. C’est à vous de vous débrouiller…

Avant de commencer à défendre votre travail, prenez en compte le pour et le contre de la mise en pratique des demandes du directeur

Pourquoi écouter le directeur

Le directeur connait son business, et très probablement son industrie bien mieux que vous ne le ferez. Il vit pour cette entreprise depuis plusieurs années et a de très bonnes connaissances de ses clients et de la stratégie de l’entreprise. Il est également votre client, et paie pour ce projet et de potentiels futurs projets, donc d’un point de vue business, écouter ses opinions et le garder de bonne humeur pourrait aider à construire une relations durable qui mènera à d’autres projets.

Il faut aussi se demander si votre fierté ne vous dessert pas. Est-ce qu’un peu de rancœur vous empèche d’écouter des opinions différentes ? Ou peut-être que vous avez passé trop de temps sur ce projet, à se focaliser sur une seule solution sans penser aux alternatives ?

Pourquoi ne pas écouter le directeur

Il y a aussi beaucoup de bonnes raisons de ne pas écouter le directeur. Peut-être qu’il a été impliqué dans le coté business et l’aspect politique de l’entreprise pendant trop longtemps et a perdu de vue la réalité sur les utilisateurs. Son jugement et sa façon d’organiser le business sont peut-être clairs pour lui mais pas pour les utilisateurs du site. Peut-être que sa fierté l’empêche de faire une décision rationnelle car il cherche à appuyer sa position de « chef » aux autres membres de l’équipe.

Il est aussi probable que ce soit la première ou deuxième refonte de site web qu’il ai eu à encadrer, et il est également possible qu’il manque d’expérience dans l’industrie du web. Il vous a embauché vous en tant qu’expert et paye pour votre expérience dans le domaine. Vous avez passé des heures à étudier et faire des études sur les utilisateur, et vous connaissez la raison de vos décisions mieux que lui.

Survivre à la réunion

Donc, comment survivre à l’heure de réunion qui va suivre et retourner la position du directeur ?

Il est important de lui faire comprendre qu’au final, ce que l’utilisateur veut et ce qu’il veut sont la même chose. Bien préparer la réunion de signature est cruciale pour cela. Il faut que vous ayez une explication derrière chaque décision et chaque choix de design que vous avez fait. Un des meilleurs outils du consultant UX pour convaincre, est de s’appuyer sur vos études avec des phrases du type « nos tests ont montré que… » ou « notre recherche a prouvé queé. Si le projet a utilisé des tests utilisateurs, soyez prêts à montrer aux directeur des vidéos d’utilisateurs commentant le design ou utilisant bien le site. Il sera plus difficile pour lui d’argumenter le contraire après avoir vu un utilisateur utilisant sans difficulté le prototype. S’il n’est toujours pas convaincu, il peut être nécessaire de suggérer des tests utilisateurs supplémentaires, ou des tests A/B pour donner une analyse quantitative qui permettra à la meilleure solution d’être choisie.

Au final il faudra faire attention et choisir vos combats. Quelquefois, laisser le directeur sauver la face en concédant dans certains points qui causent le moins de dommage pour à la place se focaliser sur les problèmes d’utilisabilité majeurs pourra être nécessaire. Cependant, il faudra aussi savoir quand arrêter les frais. Un projet qui requiert un redesign extensif et de nombreuses itérations coûteuses peut ne pas valoir le coup. Votre réputation est basé sur le travail que vous avez créé, et il sera difficile d’expliquer à des futurs clients les gros désaccords avec un client qui ont mené aux designs dans votre portfolio. Des fois, ils vaut vraiment mieux passer à autre chose et apprendre de ses erreurs.

A se rappeler pour l’avenir

En tant que consultants, il faut souvent faire attention dans l’approche initiale. Avec une meilleur gestion du projet et de la relation, ces situations peuvent être évitées. Quelques points à prendre en compte en démarrant un project :

  • Assurez vous du soutien des décisionnaire tôt dans le projet. Mettez en avant l’importance de l’implication de ces acteurs, et les risques s’ils ne sont pas présents régulièrement – et discutez de comment éviter ces risques.
  • Incluez les décisionnaires dans les décisions importantes. Des ateliers de travail collaboratifs incluant les N+X sont souvent une très bonne façon d’obtenir l’acceptation des décisionnaires. Cela mène aussi souvent à une meilleure solution que celle que vous auriez pu proposer. Laisser les clients sentir l’importance qu’ils ont eu dans une décision est une très bonne façon d’obtenir du soutien.
  • Pour les livrables, incluez un résumé. Les gens peu disponibles seront plus enclins à lire le résumé que le document complet.
  • Obtenez souvent un accord. Si le directeur est en accord avec les personas, les tâches, les flux utilisateur et peut voir le processus, il sera plus difficile de changer du tout au tout à la fin et de refuser l’ensemble.

Vu le coté qualitatif du travail, le rôle du consultant en ergonomie n’est pas évident. Assurez vous de l’accord régulier, expliquez le process et travaillez de près avec les clients pour assurer le succès de vos projets.

Traduit librement de cet article (en) : http://www.uxbooth.com/blog/finding-the-balance-users-needs-vs-clients-wants/

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Les 10 règles de l’expérience utilisateur selon Google

Google met en ligne « Ten principles that contribute to a Googley user experience » soit « Dix principes qui contribuent à une expérience utilisateur Googlesque ». En voici une rapide revue et si elles vous concernent :

  1. Focalisez vous sur les personnes – leur vies, leur travail, leur rêves

    L’objectif est ici pour Google de définir avant tout des produits qui vont s’insérer dans la vie de tous les jours. On a d’ailleur pu le voir dans leur première publicité au Superbowl : http://www.youtube.com/watch?v=nnsSUqgkDwU

    C’est autant une approche marketing que design et expérience utilisateur : le produit Google doit être naturel d’utilisation

  2. Chaque milliseconde compte

    C’est un avantage dont on a parlé, et Google s’attaque là dessus à tous les aspects de la vitesse sur le web navigateur (Google Chrome), vitesse de rendu (le module apache pagespeed), temps de chargement (protocole SPDY vs HTTP, Google developer tools), éxecution des scripts (le langage Dart vs Javascript). Clairement c’est une approche louable. Pas sûr qu’on puisse tous les imiter sur ce point en changeant l’infrastructure même du web à cette fin. Google le sait et c’est pour eux un avantage compétitif face aux concurrents.
  3. La simplicité est puissante

    Google est là-dessus pionnier et montre la voix : leur page d’accueil a toujours été un modèle de simplicité. Un principe à suivre.
  4. Parlez au débutants et attirez les experts

    Ici Google se fixe un but pas simple à atteindre : designer pour le plus grand nombre sans viser le plus petit dénominateur commun. Un principe très intéressant cependant : si l’utilisateur lambda doit pouvoir utiliser l’application, le power user doit aussi être en mesure d’y trouver son compte. Les opérateurs du moteur de recherche en sont un très bon exemple : ne pas les connaitre n’empèche pas quelqu’un d’utiliser le moteur ; mais grace à eux les experts pourront obtenir les résultats plus poussés qu’ils recherchent.
  5. Osez innover

    Google déclare encourager les design qui prennent des risques. A imiter à bon escient : un design novateur risque de ne passuivre les conventions, d’ajouter de la confusion aux utilisateurs. C’est risqué. Exemple à charge : Google Wave.
  6. Designez pour le monde

    Une problèmatique qui ne vous touchera pas forcément : les utilisateurs multilangue, multicultures. Ceci dit, il y a un autre aspect qui touche tous les développeurs de sites web : développez pour toutes les version de navigateurs, toutes les tailles d’écran… Il faut aussi penser à l’accesibilité du site, et le rendre sinon aussi facile à utiliser pour tout le monde en tout cas possible à utiliser par tous.
  7. Planifiez pour le business d’aujourd’hui et de demain

    Ce slogan signifie en fait que Google ne veut pas mettre en avant les profits avant le nombre d’utilisateur : une fonctionnalité qui augmentera le chiffre d’affaires en faisant baisser le nombre d’utilisateurs est un risque pour Google. Ce n’est pas le cas pour tous le monde. Il peut par exemle être parfois nécéssaire de privilégier avant tout un petit nombre d’utilisateurs payants plutôt qu’un grand nombre d’utilisateurs en mode « freemium ». A voir suivant votre cas et vos objectifs.
  8. Faire plaisir aux yeux sans distraire l’esprit

    Il s’agit avant tout de faire la part des choses entre une application visuellement réussie, et une application efficace à l’utilisation : le choix de la police ne doit par exemple pas se faire au détriment de la lisibilité.

  9. Méritez la confiance des gens

    A appliquer par tous ! Votre application doit correspondre aux attentes, vos engagements tenus et vos utilisateurs jamais surpris de manière désagréable. Cela veut dire aussi faire attention au données confidentielles.
  10. Ajoutez une touche humaine

    Doodle, Easter Eggs… si les personnes derrière Google sont invisibles, Google fait attention à donner de la personnalité à ses produits. Un exemple à suivre.
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Utilisabilité des CMS : 5 (autres) points à réfléchir

Il y a une semaine nous avons parlé de 5 points à voir pour l’ergonomie des CMS d’entreprises. Pour approfondir le sujet, voilà 5 nouveau points auxquels il faudra penser pour votre prochain développement

1) La page de login

Le Single Sign On (SSO) ou la possibilité de se logguer avec les identifiants « desktop » est un must pour le auteurs. La feature est relativement simple, mais elle est d’une grande importance pour assurer une expérience utilisateur satisfaisant?

La plupart des auteurs de contenu n’utiliseront pas le CMS de façon régulière. Ils peuvent en avoir besoin une fois par mois – voire moins. Il est très probable qu’ils vont perdre leurs identifiants. Ce type de problème sera une barrière supplémentaire à la mise en place d’un CMS.

2) L’éditeur WYSIWIG

WYSIWYG : « What you see is what you get » – ce que vous voyez, c’est ce que vous aurez. La plupart du temps, malheureusement, le résultat ne correspond pas aux attentes.

Le utilisateur reçoive souvent le contenu sous forme de document Word, PowerPoint ou PDF qu’il voudront copier-coller vers l’éditeur WYSIWYG. Très très (très) souvent, la mise en page du contenu ne survit pas au copié-collé, et les utilisateur vont devoir manipuler le code HTML résultant pour résoudre ces problèmes. Comme bien souvent, les utilisateurs ne sont pas des experts d’HTML, on va droit vers de fortes frustrations. Il est toujours bon que votre éditeur sache gérer le texte provenant de Word.

Il peut être intéressant de limiter le nombre de styles disponibles à ceux du CSS du front-office, afin d’aider les auteurs novices à faire l’édition.

3) Processus d’approbation du contenu

Les personnes qui auront le pouvoir d’approuver du contenu pour publication sont généralement des gens « seniors » dans l’organisation, tels que des chef de produits, des responsables marketing, ou l’équipe de communication du siège de l’entreprise. Il est important d’évaluer et prendre en compte l’expérience utilisateur de ces personnes. La possibilité de prévisualiser le contenu est importante. Une autre fonctionnalité qui peut leur être utile est de pouvoir approuver le contenu simplement en envoyant un email.

4) Ne livrez que le produit fini

Il y a souvent une forte pression pour livrer dès que le strict minimum est fait. Cependant, ceci peut avoir des effets très pervers sur l’acceptation de la solution CMS car à ce point là, les pré-requis d’utilisabilité ne sont souvent pas respectés.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut interagir avec les utilisateurs finaux qu’à la fin du projet. Il faut au contraire avoir tout au long du développement des contacts très rapprochés avec un de leur représentant et lui montrer les améliorations au fur et à mesure, et obtenir du feedback sur le scénario business.

5) Protégez les utilisateurs de complexités techniques

Votre solution CMS peut être puissant, complexe, et équipée de beaucoup de fonctionnalités sympas. Les utilisateur, d’une manière générale, se moquent de ces fonctionnalités. Donc, évitez d’utiliser des termes techniques complexes et proposez un outil simple à comprendre et à utiliser.

Conclusion

Les solutions CMS sont choisies pour simplifier la vie des auteurs et éditeurs de contenu. Aussi, l’utilisabilité doit être une problématique primordiale pour ce type de projet pour l’acceptation du projet par les utilisateurs finaux.

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Utilisabilité des CMS : 5 points à réfléchir

La mise en ligne d’un système de gestion de contenu (Content Management System ou CMS en anglais) présente de nombreux challenges, un des plus gros étant l’ergonomony. Les retours les plus souvent entendu des clients sont les suivants :

  • Mes utilisateurs « business » ne sont pas capable de comprendre un nouvel outil technique. Ce dont ils ont besoin est d’une façon simple pour éditer ou ajouter du texte, y mettre des images et des vidéo, demander validation et publier les article. On n’a pas besoin de tout les outils en plus !
  • A quoi sert ce bouton ? J’en ai pas besoin ! Retirez le !
  • Pourquoi est-ce que je doit faire ça en trois clics ? Ca devrait pouvoir ce faire en un seul clic !

5 idées pour améliorer les choses


L’utilisabilité du CMS est un des premiers objectifs parmi les futurs éditeur. De ce fait, il est important de penser à l’utilisabilité depuis la phase d’initiation du projet. Cela devrait être intégré dans le processus de design du CMS. Voici quelques idées à prendre en compte en planifiant la mise en ligne d’un CMS.

1) Le tableau de bord

Le tableau de bord devrait permettre d’accéder à toutes les fonctionnalités habituelles de l’utilisateur sur le contenu. Ca doit être un accès rapide à une boite à outil bien structurée, afin d’aider les utilisateurs à lancer facilement leurs opérations sur le contenu. On peut notamment y ajouter :

  • Contenu récemment édité
  • Contenu favori
  • Dossier favoris
  • Contenu en attente de validation
  • Possibilité de prévisualiser du contenu
  • Notification de contenu expiré
  • Vidéo de formation pour référence
  • Analytiques de contenu
Beaucoup de CMS proposent une fonctionnalité de tableau de bord. Utilisez là !

2) Prévisualisation

Les utilisateurs veulent pouvoir voir le contenu tel qu’il sera rendu réellement dans le site. L’impossibilité de faire cela facilement et intuitivement peut-être très désagréable pour les éditeurs. Assurez vous de choisir une solution qui le permettra.

3) Edition en ligne

Les utilisateur connaissent généralement bien le site « frontal » mais il est souvent difficile d’appréhender la structure du contenu à l’intérieur du CMS. Pour passer outre ce problème, il peut être intéressant de permettre l’édition de contenu directement sur le site frontal. Même si cela peut demander un plus gros effort pour atteindre le contenu, cela est largement compensé par le confort d’utilisation : atteindre le contenu devient plus naturel et l’expérience utilisateur s’en trouve enrichie.

4) La recherche

La recherche dans un CMS est très importante. Un champ de recherche dans le back-office permettra de localiser facilement du contenu caché. Assurez vous que son utilisation est naturelle : que le contenus rendu par la recherche sont organisés facilement, et que le formulaire suit les standards.

5) Les formulaires d’édition de contenu

Après la localisation du contenu, les auteurs et éditeurs de contenu doivent avoir des formulaires d’édition de contenu bien pensés. Ces formulaires doivent ainsi avoir une structure logique, des labels explicite, une validation correcte et des bouton « call to action » clairs. Il est d’ailleurs important de garder en tête que les utilisateurs finaux devront comprendre facilement l’utilisation et le but de chaque champ et que s’il y a trop de champs dans le contenu ce sera difficile pour eux à appréhender.

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3 approches pour migrer un site vers une ergonomie repensée

Sur le web, les choses vont vite, le concurrents bougent vite, et les sites évoluent constamment. Le risque à chaque nouveau changement de l’ergonomie est de perdre des utilisateurs qui ne s’habitueraient pas à la nouvelle version. Comment alors éviter les pertes quand on refont un site ?

Première approche : le big bang

 

L’approche la plus simple à mettre en oeuvre est tout simplement le big bang. C’est la méthode où l’on passe de l’un à l’autre d’un seul coup. C’est souvent l’approche utilisée, et ce pour plusieurs raisons. En effet, souvent dans le cadre de l’énorme projet qu’est la migration d’un site web, la transition est souvent laissée de coté, voire complètement oubliée. Le risque de la transition n’est tout simplement pas vu car la supériorité de la nouvelle version apparait évidente à l’équipe projet.

Clairement, cette méthode a un avantage clair au niveau de la simplicité de la mise en oeuvre : passage de l’un à l’autre, et voilà.

Par contre, c’est la méthode la plus risquée. Il y a quelques années, Digg a complètement changé en suivant cette méthode. Pas loin de 60% des utilisateurs ont fini par quitter Digg pour un autre aggrégateur. Même histoire pour Gawker, dont la nouvelle version a fait beaucoup de bruit et qui a perdu dans la foulée 40% de ses utilisateurs. En effet, ce type de transition pose avant tout problème pour les sites avec des habitués, le nouveau venus n’ayant pas la nostalgie de l’ancienne version.

Ceci étant dit, cela peut très bien marcher, comme cela s’est fait pour le site TechCrunch US, donc la transition n’a pas posé de gros problème malgré un gros public d’habitués.

Deuxième approche : le big bang optionnel

 

Assez rare, cette approche est très sûre. Elle consiste à donner le choix aux utilisateurs entre utiliser la nouvelle version et l’ancienne. C’est la méthode qu’a suivi Google pour toutes ses applications : gmail, google docs, google analytics… Cela a permis de faire transiter petit à petit le traffic de l’ancienne version de l’application vers la nouvelle.

Ce genre de transition aura tendance à mieux se passer : les premiers utilisateurs à migrer seront aussi les plus ouverts d’esprit. L’utilisation faite par ce groupe de power users permettra de lisser la nouvelle version et d’en faire disparaitre les défauts les plus flagrants.

L’inconvénient principal de cette approche et sa difficulté technique : il doit être techniquement possible pour tous les utilisateurs d’utiliser l’une ou l’autre des deux versions… Pas évident du tout à faire, si les solutions backend sont complètement différentes. Cette méthode est donc à utiliser quand la transition est risquée – et que le budget développement est conséquent

Troisième approche : la migration feature par feature

 

Au lieu d’un passage direct d’une version à l’autre, on y vient doucement, feature par feature. Cette méthode est la plus simple et la plus sûre, car concrètement, ce n’est pas tant une migration qu’une évolution douce du site. C’est ce qu’Amazon a fait depuis le début de son existence…

L’avantage très clair est que comme la transition est longue, il y a peu de risque de donner l’impression à l’utilisateur que « rien ne sera plus comme avant ». L’inconvénient est la durée de la transition, parfois plusieurs années… De plus il sera difficile de faire des changement réellement radicaux, comme un changement de design. Ou en tout cas cela prendra plus de temps…

A faire quand le coeur du site reste le même mais que l’évolution doit se faire continuellement.

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 2 commentaires

Utilisabilité : le confort de l’utilisateur au delà du site web

Amazon, géant de l’Internet, a lancé son e-reader Kindle en France récemment. Une fonctionnalité intéressante de cette liseuse, est sa capacité à acheter puis télécharger de nouveaux livres depuis n’importe quel pays sans frais supplémentaire. On voit facilement l’intérêt que cette fonctionnalité a, tant pour l’utilisateur que pour Amazon. Ce qui est intéressant, c’est qu’Amazon a poussé plus loin l’effort dans l’accès au e-book. Je ne possède pas de Kindle, mais j’en suis à mon vingtième e-book acheté sur Amazon.

L’intérêt ? Amazon me permet d’accèder à ma bibliothèque depuis :

  • - mon smartphone
  • - ma tablette
  • - mon ordinateur avec Kindle desktop
  • - n’importe quel ordinateur avec Kindle Cloud Reader

Plus fort, Amazon a poussé l’effort jusqu’à unifier l’expérience utilisateur sur tous les supports. A chaque fois, les options d’affichage sont les mêmes et accessibles de la même façon. Le livre se synchronise également entre tous les supports ce qui permet de passer de la tablette à l’ordinateur au smartphone sans perdre sa page.

En clair, un des plus forts éléments en faveur de l’acte d’achat sur le site, est l’expérience utilisateur assurée hors du site web.

Autre exemple, peut-être plus courant, le service après vente. C’est l’un des sujets les plus mentionnés sur les forums de discussions à propos d’un site. Un réputation d’un mauvais service après vente est un gros frein à l’achat, surtout pour les produits chers ou avec une grosse difficulté technologique. Ce n’est pas un hasard si Vente Privée, le géant français, passe autant d’énergie sur cette partie de son activité.

Dernier exemple : les modalités de paiement et de livraisons. En Chine, ou la confiance en les modes de paiement virtuels n’est pas aussi établie qu’en France, un certain nombre de sites ont choisie d’opter pour un paiement en main propre. Une fois l’achat fait, un livreur se rend chez vous et vous payez après avoir inspecté l’envoi. Dans les grandes villes, cela se passe généralement dans les heures suivants l’envoi. Ces sites ont un taux deconversion bien plus élevé que les autres… Bien sûr, vu le prix des coursiers en France difficile de reproduire ce schéma (quoiqu’Amazon – encore eux – tentent de le faire pour les clients premium en région parisienne).

Conclusion : ne limitez pas vos efforts sur l’expérience utilisateur uniquement à l’interaction avec votre site. Quelques efforts sur les autres étapes de votre interaction avec vos clients pourront aller très loin.

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur Commenter