ergonomie web

8 obstacles à l’inscription dans vos formulaires

S’inscrire pour un site est devenu un engagement d’une certaine importance pour les internautes. Les utilisateurs qui s’inscrivent à votre site vous confient leurs informations personnelles et choisissent de vous faire confiance. Si vous violez cette confiance, cela détériorera fortement la perception que vos utilisateurs ont de votre service. La plupart des internautes aujourd’hui sont attentifs à qui a accès à leurs informations. Si vous ne voyez que peu d’inscriptions, il est probable que vos formulaires d’inscription bloquent les utilisateurs. Voici huit raisons pour lesquelles les internautes refusent de s’inscrire.

1. La peur d’être spammé

La plupart des utilisateurs ont peur que s’ils s’inscrivent à un site, il recevront du spam. Ce n’est un problème que pour les formulaires qui requièrent l’email de l’utilisateur – soit quasiment tous ! Si vous demandez l’email de l’utilisateur, notez à coté du champ ce à quoi cet email sera utilisé. Cela permettra de rassurer les utilisateurs quand au spam qu’ils pensent pouvoir recevoir.

2. La peur qu’une inscription via Facebook ou Twitter résultera en du spam pour les amis ou followers

S’il n’aiment pas le spam, ils n’aiment pas spammer non plus. Les inscriptions via Facebook et Twitter sont connues pour automatiquement spammer les followers et amis avec des updates sur l’activité de l’utilisateur. Si vous utilisez ce type d’inscription, assurez vous d’informer vos utilisateurs que l’application n’enverra pas automatiquement automatiquement des messages. Par exemple :

Cette application ne pourra pas:

  • Suivre de nouvelles personnes
  • Mettre à jour votre profil
  • Tweeter pour vous
  • Accéder à vos messages direct
  • Voir votre mot de passe twitter

3. Pas de possibilité de supprimer le compte

Souvent les utilisateurs vont s’inscrire à un site et ne souhaiteront plus l’utiliser plus tard. Mentionner explicitement la possibilité de supprimer le compte rassurera les utilisateurs quant à cette possibilité. Autant que possible, essayez de le mentionner dans le formulaire d’inscription.

4. Un sentiment d’insécurité sur la gestion des information personnelles

Pour que les utilisateurs vont vous fournissent des informations sensibles, telles que leur numéros de cartes de crédit ou leur adresse, ils veulent être sûrs que leurs données seront gérées de manière sécurisée. Cela inclus l’encryptions des informations. Informez vos utilisateurs sur le fait que l’information stockée sur vos serveurs est sécurisée.

5. Un formulaire trop long par rapport à la valeur gagnée

Si votre formulaire est long et demande une certaine quantité de travail à remplir, les utilisateurs vont mettre en balance le travail nécessaire à la complétion du formulaire par rapport à la valeur attendue qu’ils retireront de votre site. Si la valeur attendue est faible, il y a peu de chance qu’ils finissent le formulaire. Si la valeur est élevée, ils mettront le temps qu’il faudra pour obtenir ce qu’ils veulent. La règle générale est de demander le moins d’informations possible lors de l’inscription. Vous pourrez toujours demander plus d’information des utilisateurs une fois qu’ils seront inscrits.

6. Demander de l’information que vos utilisateurs ne pensent pas que vous avez besoin

Tout ce que vous demandez aux utilisateurs doit être lié à l’utilisation du site web. Si un utilisateur pense que vous demandez quelque chose qui n’est pas nécessaire, soit ils donneront des informations fausses, soit ils ne rempliront pas votre formulaire. Si vous devez demander une information que l’utilisateur pourrait remettre en question, mettez une note à coté du champ expliquant pourquoi vous avez besoin de cette information.

7. Demander la carte bancaire pour un essai gratuit

Les essais gratuits permettent à un utilisateur d’essayer le site avant de s’engager fermement. Demander le numéro de carte bancaire pour un essai gratuit est demander à vos utilisateur de prendre un grand risque avant même qu’ils soient sûr de vouloir utiliser votre site. Même si vous n’allez pas le faire payer pendant l’essai gratuit, la plupart des utilisateurs ne voudront pas fournir le numéro de carte bancaire juste pour essayer votre site.

Donnez l’essai gratuit sans demander le numéro de carte bancaire. Un rappel à la fin de l’essai suffira pour les utilisateur convaincus.

8. Un service pas clair/attrayant

Quand les utilisateurs visitent votre page d’accueil, ils doivent avoir une idée claire de ce que votre site leur propose. Si ce n’est pas le cas, votre page d’accueil doit être retravaillée. Les utilisateurs ne s’inscriront pas sur un site qu’ils ne comprennent pas ou ne trouvent pas attrayant. Attirez les utilisateurs en montrant explicitement ce que votre site offre et les bénéfices qu’ils en tireront.

Au final, c’est le ressenti qui compte

Obtenir une inscription est uniquement à propos de l’impression que vous faites, et de la confiance que vous projetez. Gagnez la confiance des internautes en prenant des précautions de sécurité avec leurs informations, et soyez transparent quant à l’utilisation que vous ferez de leurs informations. Donnez leur le contrôle de ces informations, et ne demandez que ce dont vous avez besoin à l’inscription. Si vous faites tout cela sur votre formulaire d’inscription, vous retirerez tout les obstacles à l’inscription.

Source : http://uxmovement.com/forms/8-reasons-users-arent-filling-out-your-sign-up-form/

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 2 commentaires

3 approches pour migrer un site vers une ergonomie repensée

Sur le web, les choses vont vite, le concurrents bougent vite, et les sites évoluent constamment. Le risque à chaque nouveau changement de l’ergonomie est de perdre des utilisateurs qui ne s’habitueraient pas à la nouvelle version. Comment alors éviter les pertes quand on refont un site ?

Première approche : le big bang

 

L’approche la plus simple à mettre en oeuvre est tout simplement le big bang. C’est la méthode où l’on passe de l’un à l’autre d’un seul coup. C’est souvent l’approche utilisée, et ce pour plusieurs raisons. En effet, souvent dans le cadre de l’énorme projet qu’est la migration d’un site web, la transition est souvent laissée de coté, voire complètement oubliée. Le risque de la transition n’est tout simplement pas vu car la supériorité de la nouvelle version apparait évidente à l’équipe projet.

Clairement, cette méthode a un avantage clair au niveau de la simplicité de la mise en oeuvre : passage de l’un à l’autre, et voilà.

Par contre, c’est la méthode la plus risquée. Il y a quelques années, Digg a complètement changé en suivant cette méthode. Pas loin de 60% des utilisateurs ont fini par quitter Digg pour un autre aggrégateur. Même histoire pour Gawker, dont la nouvelle version a fait beaucoup de bruit et qui a perdu dans la foulée 40% de ses utilisateurs. En effet, ce type de transition pose avant tout problème pour les sites avec des habitués, le nouveau venus n’ayant pas la nostalgie de l’ancienne version.

Ceci étant dit, cela peut très bien marcher, comme cela s’est fait pour le site TechCrunch US, donc la transition n’a pas posé de gros problème malgré un gros public d’habitués.

Deuxième approche : le big bang optionnel

 

Assez rare, cette approche est très sûre. Elle consiste à donner le choix aux utilisateurs entre utiliser la nouvelle version et l’ancienne. C’est la méthode qu’a suivi Google pour toutes ses applications : gmail, google docs, google analytics… Cela a permis de faire transiter petit à petit le traffic de l’ancienne version de l’application vers la nouvelle.

Ce genre de transition aura tendance à mieux se passer : les premiers utilisateurs à migrer seront aussi les plus ouverts d’esprit. L’utilisation faite par ce groupe de power users permettra de lisser la nouvelle version et d’en faire disparaitre les défauts les plus flagrants.

L’inconvénient principal de cette approche et sa difficulté technique : il doit être techniquement possible pour tous les utilisateurs d’utiliser l’une ou l’autre des deux versions… Pas évident du tout à faire, si les solutions backend sont complètement différentes. Cette méthode est donc à utiliser quand la transition est risquée – et que le budget développement est conséquent

Troisième approche : la migration feature par feature

 

Au lieu d’un passage direct d’une version à l’autre, on y vient doucement, feature par feature. Cette méthode est la plus simple et la plus sûre, car concrètement, ce n’est pas tant une migration qu’une évolution douce du site. C’est ce qu’Amazon a fait depuis le début de son existence…

L’avantage très clair est que comme la transition est longue, il y a peu de risque de donner l’impression à l’utilisateur que « rien ne sera plus comme avant ». L’inconvénient est la durée de la transition, parfois plusieurs années… De plus il sera difficile de faire des changement réellement radicaux, comme un changement de design. Ou en tout cas cela prendra plus de temps…

A faire quand le coeur du site reste le même mais que l’évolution doit se faire continuellement.

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 2 commentaires

Impact ergomomique des fonctionnalités qui s’affichent au survol

Certains sites, parmi les plus importants et les plus influents du web ont choisi de cacher certaines fonctionnalités et de ne les afficher qu’au survol de la souris.

Voici 2 exemples.

Sur GitHub, le plus gros sites proposant des services d’hébergement de code source, la fonctionnalité d’édition des informations d’un repository ne s’affiche qu’au survol de la souris :

Avant survol (cliquez pour agrandir) :

Pendant le survol (cliquez pour agrandir) :

 

De même, pour les profils Google, la suppression du profil ne s’affiche qu’au survol de la souris :

Avant survol (cliquez pour agrandir) :

Pendant le survol (cliquez pour agrandir) :

 

 

Cette approche est discutable… D’une manière générale, les fonctionnalités devraient être visibles pour l’utilisateur.

Ceci étant dit, ce n’est parfois pas possible, pour des raisons de place ou autres. Cependant le fait que le survol déclenche l’affichage d’autres fonctionnalités devrait être évident. Cela peut-être fait par des conventions, comme c’est le cas pour le menu déroulants ou par de méthodes visuelles : symbolique d’un lien ou d’un menu, voire des icônes de déplier/replier. En tout cas, il faut éviter qu’un survol sur une zone visuellement non définie soit nécessaire.

Dans les deux cas cependant, il s’agit de fonctionnalités peu utilisées. Le choix a sans doute été ainsi fait pour éviter de surcharger l’écran de fonctionnalités rarement utilisées.

Cela aurait pu être mieux fait. Pour GitHub par exemple, afficher le bouton plus proche de la zone à éditer permettrait de rendre le lien entre l’un et l’autre plus évident. Egalement, une petite icône d’édition aurait pu être appréciable.

source
bitonic.org

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web Commenter

Vos utilisateurs sont parfois irrationnels

A prendre en compte lors de la définition de votre interface utilisateur : vos utilisateurs ne sont pas toujours rationnels.

Leurs choix, s’ils sont basés sur une certaine logique, ne le sont pas complètement. Un certain nombre d’expériences sur le comportement de notre espèce le démontre :

  • Du mal à comparer d’une manière absolue

Lors d’une expérience, il a été demandé à des sujets de choisir entre des offres à des prix différents. Les expérimentateurs se sont aperçus qu’ils pouvaient doubler les ventes d’une des offre en la mettant à coté d’un produit de même prix mais de qualité moins bonne. Cette offre était un leurre dont le seul but était d’augmenter les ventes de l’article d’à coté.

  • La première expérience de vos utilisateurs marque durablement leurs esprits

Durant une expérience, il a été demandé au participants s’ils étaient prêts à payer un certain prix pour un produit. Ensuite, il était demandé aux participants de donner le prix qu’ils considéraient que le produit valait. L’expérience a montré que le prix cité par les participants était bien plus élevé si le prix qu’on leur donnait était plus élevé. Il s’agit de l’effet d’ancrage.

  • Préférence d’une offre gratuite à une meilleure offre payante

Les gens accepteront plus un chèque cadeau de 10 € offert gratuitement qu’un bon d’achat de 20 € vendu 7 €. Amazon France a également fortement augmenté ses ventes en retirant des frais de ports de l’ordre de 0,20 €. C’est le pouvoir de la gratuité.

  • Vos utilisateurs répondent différemment à la même question posée différemment

Les gens font des choix différents suivant la réponse par défaut à une question, ou si la question s’appuie sur le gain ou la perte potentielle. C’est l’effet de cadrage

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur Commenter

Comment créer des formulaires Web ergonomiques ?

Que ce soit pour s’enregistrer sur un site ou finaliser un processus d’achat, le formulaire est omniprésent sur le Web et est souvent considéré à raison comme un levier pour améliorer son tunnel de conversion.

Formulaires Web ergonomiques

Appili profite d’un article complet publié par Smashing Magazine pour refaire le point.

Le formulaire comme point d’entrée de la relation avec votre utilisateur

Le formulaire est un moyen d’établir une relation privilégiée entre l’utilisateur et une organisation. Lorsque c’est mal fait, cela peut mettre fin à cette relation.
- Commet dans toute relation, établir la confiance de l’utilisateur est primordiale, cette confiance peut-être gagnée par la formulation, l’utilisation de couleur ou la typographie
- Donnez comme titre au formulaire son but intrinsèque, ce qui indiquera à vos utilisateurs la raison du formulaire et pourquoi ils doivent le remplir
- Demandez-vous si les questions que vous posez ont du sens et s’il elles sont formulées au bon moment, pour cela bien sûr vous devez connaître vos utilisateurs
- Comme vous le feriez avec une personne, utilisez un langage approprié en fonction de vos utilisateurs et évitez tout le superflu
- N’apportez pas un soudain changement d’apparence lors des différentes étapes de votre formulaire, vous vous devez d’être constant

Le formulaire conçu comme un échange

Le formulaire est un échange entre vous et votre utilisateur, l’utilisateur utilisant le formulaire pour rentrer en communication avec votre organisation.
- Ordonnez de manière logique vos étapes comme vous le feriez pour une conversation
- Comme dans une conversation, si les questions sont posées de manières directives, elles pousseront vos utilisateurs à vous dire ce que vous voulez entendre plutôt que ce qu’ils pensent
- Lors d’un échange à l’oral vous ponctuez naturellement vos phrases par des silences pour mieux vous faire comprendre. Une pause (indiquée par un espace blanc en l’occurrence) montrera, dans le cas d’un formulaire, à vos utilisateurs l’enchaînement logique de vos parties
- Lors d’une conversation il est aisé de se laisser distraire par des bruits sonores. De même, pour un formulaire, supprimez tout ce qui parasiter visuellement l’attention de votre utilisateur (comme des bannières par exemple)

Les différents éléments d’un formulaire

Intitulés

- Optez pour un mot plutôt qu’une phrase à la condition bien sûr que toute ambiguïté soit levée
- Evitez d’utiliser des majuscules sur l’ensemble de vos intitulés, le style phrase est souvent à préférer : « Prénom et nom » plutôt que « Prénom et Nom »
- Contrairement à la croyance populaire, placez l’intitulé au dessus du champ n’est pas la meilleure solution, à part si vous voulez délibérément ralentir votre utilisateur.

Champs à saisir

- Il n’y a pas de restriction aux types de champs de saisi, ils peuvent être variés comme de la saisie libre ou des cases à cocher
- Si vous souhaitez restreindre les champs de saisi, faites le d’une manière qui n’irrite pas vos utilisateurs. Par exemple, au lieu d’imposer de remplir un champ du type JJ/MM/AAAA utilisez plutôt 3 menus déroulants ou même mieux un calendrier
- Indiquez clairement quels sont les champs qui sont obligatoires, un symbole clair comme un astérisque (*) suffira à l’indiquer à vos utilisateurs

Actions

-Distinguez les actions primaires des actions secondaires. Les actions primaires sont des boutons et des liens qui enclenchent la finalité des formulaires tels que « Sauver » ou « Envoyer ». Les actions secondaires permettent à l’utilisateur de retirer des données tel que « Annuler ». Il est important de donner moins de poids visuel sur les actions secondaires.
-De même, personnalisez les textes de vos boutons est préférable à utiliser des termes génériques tel que « envoyer ».

Aides

- N’utilisez des textes explicatifs que lorsque c’est strictement nécessaire à la compréhension de votre formulaire.
- Plutôt que de mettre un texte explicatif sur le côté de votre intitulé, préférez l’utilisation d’un système d’aide dynamique, qui apparaît lorsque l’utilisateur clique sur le champ texte.

Messages

- Les messages d’erreurs doivent être utilisés en amont pour éviter à vos utilisateurs de continuer le formulaire et de se rendre compte d’une erreur de saisie qu’en fin de formulaire. Utilisez du rouge et des icônes familières.
- Les messages de succès doivent être utilisés lorsque le formulaire est long afin d’encourager vos utilisateurs à la complétion du formulaire.

Source
Smashingmagazine.com

Posté le par Florian d'Appili dans Ergonomie des sites web 2 commentaires

De l’utilité de l’espace blanc en ergonomie Web

L’espace blanc ou l’espace négatif est l’espace entre les éléments d’un design ou du layout d’une page. Il n’est bien sûr pas forcément blanc… C’est quelque chose de souvent oublié et négligé. Bien que certain considèrent qu’il s’agit d’un gaspillage du précieux espace disponible sur un écran, il faut en fait considérer qu’il s’agit d’un élément actif et non passif en arrière plan.

C’est un élément fondamental de la lisibilité. Pour en avoir la preuve, cliquez ici : >> cliquez ici pour rendre ceci plus lisible <<

C’est quand même autrement plus clair à lire !  (Readability Bookmarklet)

En plus de cela, l’espace blanc joue un rôle très important dans l’impression visuelle générale, et le positionnement de la marque.

 

Voici quelques très beaux quelques exemples d’une utilisation généreuse de l’espace blanc :

informationarchitects.jp/en/

thisismedium.com/

checkoutapp.com/

 

L’espace blanc augmente la lisibilité et la scannabilité

L’espace blanc réduit la quantité de texte qu’un utilisateur voit et lui permet donc de se concentrer plus facilement sur les parties à lire. L’étude suivante montre bien que l’espace blanc ralentit la lecture et augmente la compréhension du texte : psychology.wichita.edu

 

L’espace blanc priorise les éléments du design

L’espace met en avant les relations entre les éléments, et permet d’identifier les hiérarchies :

 

 

L’espace blanc guide les utilisateurs sur la page

Les utilisateurs sont guidés par l’espace entre les éléments : lire une page sans espace blanc revient à écouter un discours sans aucune pause ou respiration. C’est impossible à suivre.

 

L’espace blanc crée un sentiment de sophistication et d’élégance

L’utilisation de l’espace blanc permet de positionner sa marque : des marques cherchant à donner une impression générale d’élégance et de sophistication l’utiliseront d’avantage.  Voyez par exemple le site de vente en ligne de Lancome.

 

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 5 commentaires

15 mythes persistants sur l’expérience utilisateur

  • 1) Toutes vos pages doivent être accessibles en 3 clics

Plus de 3 clics n’est pas forcément génant pour l’expérience utilisateur si la progression est claire et logique.

  • 2) Il faut redesigner votre site périodiquement

Les utilisateurs détestent le changement : les conventions sont vos amies.

  • 3) Le but du design est de rendre votre site agréable à regarder

“Le design ce n’est pas seulement à quoi ça ressemble. Le design c’est comment ça marche.” – Steve Jobs

  • 4) Les photos améliorent l’expérience utilisateur

Si les photos n’apportent rien à une page, elles peuvent distraire ou frustrer vos utilisateurs.

  • 5) Le design de votre site doit être original

Pour optimiser l’expérience utilisateur de votre site, il est plus important de respecter les conventions que de chercher à se distinguer.

  • 6) Si votre design est bon, les détails ne comptent plus

Sur bestbuy.com, le changement d’un seul bouton augmenta le chiffre d’affaire de 300 millions de dollars : Le bouton qui valait 300 millions

  • 7) Les icônes améliorent l’utilisabilité

Cela n’est vrai que pour les icônes universelles. Dans la plupart des cas, le texte du bouton est plus important que l’icône.

  • 8 ) Vous êtes comme vos utilisateurs

Google Wave et Google Buzz avaient bien fonctionné lors des test en interne de Google. Mais les utilisateurs réels ne sont pas commes les ingénieurs de Google.

  • 9) Vos utilisateurs optimisent leurs décisions en allant au plus pertinent

Les utilisateurs vont avant tout au plus rapide et au plus simple.

  • 10) La page d’accueil est la page la plus importante

Les recherches et le deep linking dirigent le plus souvent sur des pages autres que la page d’accueil. En moyenne, elle ne reçoit que 25 % du traffic.

  • 11) Le Flash, c’est mal

99% des utilisateurs ont flash installé.

  • 12) Si ça marche pour Amazon, ça marchera pour vous

Avant de recopier les concepts des sites à succès, il est important de comprendre pourquoi ça fonctionne chez eux et si c’est adapté à votre site et surtout à votre cible.

  • 13) Les tests utilisateurs c’est cher

On peut facilement faire des tests utilisateurs pour une dizaine d’euros par test : speakerrate.com.

  • 14) L’expérience utilisateur, c’est uniquement l’utilisabilité

L’expérience utilisateur, ce n’est pas seulement de facilité les actions de vos utilisateurs. C’est aussi de les rendre agréables à réaliser.

  • 15) Les experts en ergonomie n’ont pas besoin de tester leur design

les audits ergonomiques et les tests utilisateurs ont des objectifs différents : l’expert apporte les idées, les tests les valident et pointent les erreurs.

Source
uxmyths.com

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 5 commentaires

La valeur ajoutée d’une vidéo

De plus en plus, les pages d’accueil et les pages de landing se trouvent agrémentés d’une vidéo. Parfois, il s’agit d’une vidéo « d’introduction », qui « met dans l’ambiance du site », comme on peut le voir sur le site de Cartier : http://www.cartier.fr/. Parfois, il s’agit d’une vidéo de présentation, comme sur la page d’accueil du système de gestion de bug FogBugz : http://www.fogcreek.com/fogbugz/.

Le but de ces vidéos change suivant les sites : présenter, vendre, agrémenter… La durée change également : de quelques minutes pour Dropbox à plus d’une heure pour FogBugz. Suivant les cas, elle se lance de manière automatique ou se lance suite à un clic de l’utilisateur. Elle peut être en plein écran, s’insérer dans le site ou s’ouvrir dans une popin.

Alors, est-ce qu’une vidéo est appropriée sur votre page d’accueil ? Et si oui, de quel type de vidéo doit-il s’agir ?

Malheureusement, pas de réponse toute faite… Ca dépend. Quelques points à prendre en compte cependant.

Une vidéo, cela demande un certain engagement de la part de l’internaute : il faut y focaliser son attention pendant de longues minutes. Impossible de faire autre chose pendant ce temps… Il est très courant que l’utilisateur quitte la vidéo pendant son déroulement. Aussi, une vidéo courte peut avoir du sens. Ceci dit, ce n’est pas un règle universelle. Si FogBugz a mis une vidéo aussi longue, c’est suite à une série de tests A/B qui ont révelé que plus la vidéo était longue, plus le taux de conversion s’améliorait.

Il faut par contre absolument éviter un long temps de chargement au départ : les utilisateurs sont habitués au vidéos démarrant immédiatement ; une attente au début en fera fuir un grand nombre.

Pour savoir comment placer la vidéo, si elle doit démarrer immédiatement, le mieux est de prévoir des tests utilisateur, voire idéalement des tests utilisateurs croisés : difficile de prévoir ce qui rebutera les utilisateurs, et cela dépendra grandement de l’agencement de votre site.

Evitez par contre les vidéo d’intro qui ne peuvent pas être sautées : si l’utilisateur ne peut accéder rapidement à ce qu’il cherche, le choix de fermer l’onglet s’imposera de lui même.

Dernier point : est-ce qu’une vidéo est un vrai plus ? La question est primordiale, surtout quand on voit l’investissement que cela peut représenter. Sur ce point, s’il est impossible de prévoir le résultat exact, la réponse semble tendre vers « oui ». Empiriquement, de plus en plus de sites utilisent des vidéos de vente (Dropbox, AirBnB, Unbounce ou encore 99designs). Il s’agit notamment de sites ayant un beau succès dans leur domaine, et le fait qu’ils gardent ces vidéos tend à dire qu’il y a un effet bénéfique. Plus concrètement, c’est aussi un moyen de s’approcher de l’utilisateur et de se présenter de manière contrôlé : plutôt que de risque un utilisateur qui ne comprend pas, on présente et explique les choses. Attention cependant, cela peut ne pas être approprié pour votre site : un site eCommerce gagnera plus a avoir une présentation claire de ses produits et ses prix qu’à avoir une vidéo d’accueil.

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web Commenter

5 problèmes courants sur l’ergonomie des blogs

Des titres de posts pas clair

Une règles fondamentale pour que le contenu soit lisible sur le web est de le rendre facile à scanner : s’arranger pour qu’il n’y ait pas besoin de lire le contenu pour en sortir les information les plus importantes. Les utilisateurs en effet doivent pouvoir comprendre le sujet de l’article juste par le titre. Le titre devrait donc être traité comme un micro projet de contenu : c’est le point où la valeur par mot est la plus élevée.

C’est d’autant plus important pour la syndication du contenu (par flux RSS) et pour l’apparition du contenu sur des flux RSS. Il faut donc éviter les titres amusants ou « cute » qui n’ont pas de sens en soi. Les tests d’utilisabilité montrent par exemple que sur les moteurs de recherche, seul le titre est lu par la plupart des utilisateurs – et même dans la plupart des cas, seul quelques mots du titres sont lus.

Le calendrier est la seule navigation

Le mode de navigation par défaut des blogs est souvent une navigation chronologique : soit en paginant les posts, soit par un calendrier. Il est plus facile pour un utilisateur de trouver ce qu’il cherche par des catégories. Ces catégories doivent être suffisamment descriptive pour permettre de comprendre de quoi il s’agit.

Il faut également éviter de faire rentrer tous les posts dans toutes les catégories : si on peut penser que cela peut aider pour le SEO, cela ne fait que compliquer la tâche pour les utilisateur.

Ayez une fréquence de publication régulière

Etablir et répondre aux attentes des utilisateurs est fondamental pour l’ergonomie sur le web. Pour un blog, les utilisateur doivent être capable d’anticiper la fréquence et la date des nouveau posts. Le meilleur moyen de perdre des lecteurs est de ne pas poster pendant une longue période…

Bien sûr, les bloggeurs reconnus (Maitre Eolas, par exemple) peuvent se permettre d’enfreindre cette rêgle, mais pour le commun de bloggueurs, se tenir à un calendrier est une très bonne chose. Evidemment, cela ne doit pas être une raison pour poster sans rien à dire ; pour garantir une bonne fréquence de publication, gardez des idées de coté et utilisez les quand une panne se fait sentir

Evitez les URL de services de blog

Si vous avez une adresse en .blogspot.com ou .wordpress.com, cela affiche un statut de débutant pour votre blog. Vous perdez beaucoup de crédibilité en faisant cela, surtout quand le coût d’un nom de domaine est de moins de 10 € par an.

Cet investissement vous permettra de garder une certaine crédibilité et surtout de l’indépendance : vous gardez le contrôle de votre blog, et vous évitez, le jour ou vous décidez enfin d’avoir votre propre nom de domaine, les pertes liées aux changement du nom de domaine (SEO, lecteurs…).

Mélanger les sujets

Si vous publiez sur différents sujets, il sera difficile de retenir un public à forte valeur. Les gens occupés peuvent passer lire un post qui les intéresse, mais il y a peu de chance qu’ils reviennent si le sujet qui les intéresse ne revient que sporadiquement. Les seuls qui lisent tout sont ceux qui ont trop de temps devant eux, généralement une cible démographique de moins forte valeur. Si vous voulez absolument parler sur deux sujets séparés, créez deux blogs. Rien ne vous empèchera de faire des liens de l’un à l’autre.

source : http://www.useit.com/alertbox/weblogs.html

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 4 commentaires

Le bouton qui valait 300 million

(cette article est traduit librement de cet article : http://www.uie.com/articles/three_hund_million_button par Jared M. Spool)

Comment le changement d’un seul bouton a augmenté le CA annuel d’un site de 300 million de dollars

Il est difficile d’imaginer un formulaire plus simple : deux champs, deux boutons, et un lien. Et pourtant, il s’avère que ce formulaire empêchait des clients d’acheter des produits d’un site e-commerce majeur, pour des pertes d’environ 300 million par an. Ce qui était pire, c’est que les designer du site ne savaient même pas qu’il existait un problème.

Le formulaire était simple. Les champs étaient Adresse email et Mot de passe. Les boutons étaient Connexion et Enregistrement. Le lien était Mot de passe oublié. C’était le formulaire de login du site. C’est un formulaire que les utilisateurs rencontrent tout le temps. Comment cela aurait-il pu leur poser problème ?

Le problème n’était pas tant que la disposistion du formulaire que l’endroit où il apparaissait. Les utilisateurs le rencontrait après avoir rempli leur panier et appuyé sur le bouton Commander. Il apparaissait avant qu’ils aient effectivement entré les informations de paiement pour les produits.

L’équipe voyait le formulaire comme permettant aux clients revenant acheter d’acheter plus vite. Les nouveaux clients n’y verraient pas d’inconvénient car, après tout, ils reviendraient et apprécieraient d’aller plus vite les fois suivantes. Tout le monde est gagnant, n’est-ce pas ?

« Je ne suis pas ici pour entrer dans une relation »

Nous avons effectué des tests utilisateurs avec des gens qui avaient besoin d’acheter des produits sur le site. Nous leur donnions une liste de produit et l’argent pour effectuer les achats. Ils n’avaient qu’à commander.

Nous avions tort sur les nouveaux clients. S’enregistrer les dérangeait. Ils n’aimaient pas être obligés de s’enregistrer quand ils rencontraient la page. Comme nous a dit un des clients, « Je ne suis pas ici pour entrer dans une relation. Je veut juste acheter quelque chose ».

Certains nouveaux clients ne se rappelaient pas si c’était leur première fois, et étaient frustrés à chaque fois qu’un de leurs email et mot de passe couramment utilisés échouait. Nous étions surpris de voir à quel point il résistaient contre l’enregistrement.

Sans même savoir ce qui étaient demandé dans l’enregistrement, tous les utilisateurs qui cliquaient sur le bouton le faisaient avec un sentiment de résignation. Beaucoup se plaignaient ouvertement du fait que le vendeur ne demandait ces informations que pour les embêter avec des message de marketing dont il ne voulaient pas. Certains imaginaient d’autre but infâmes d’invasion de vie privée. (En réalité, le site ne demandaient lors de l’enregistrement que les informations nécessaires pour la commande : nom, adresse, informations de paiement).

Pas terrible non plus pour les anciens clients

Les anciens client n’étaient pas plus content. Excepté un petit nombre qui se souvenait des informations de connexion, la plupart trébuchaient sur le formulaire. Ils ne parvenaient pas à se souvenir de l’adresse email ou du mot de passe utilisé. Se souvenir de l’adresse utilisée était problématique : beaucoup avaient plusieurs adresses email ou en avait changé au cours des années.

Quand un client ne parvenait pas à se souvenir de l’adresse email et du mot de passe, il tentaient de le deviner plusieurs fois. Ces essais échouaient souvent. Certains demandaient finalement au site de leur envoyer leur mot de passe à leur adresse email, ce qui peut être un problème quand on ne sait pas de quelle adresse il s’agit.

(Plus tard, nous avons fait un analyse de la base de donnée du vendeur, pour découvrir que 45% des clients s’étaient enregistrés plusieurs fois, certains jusqu’à 10 fois. Nous avons aussi analysé le nombre de gens qui demandaient l’envoi du mot de passe, pour se rendre compte que cela arrivait environ 160 000 fois par jour. 75% de ces gens n’essayaient pas de finir leur commande une fois l’envoi demandé.)

Le formulaire, qui visait à rendre l’achat plus facile, s’avéra n’aider qu’un petit pourcentage de clients. (Beaucoup parmi ceux là n’étaient pas aidés, car cela demandait presque autant d’effort de mettre à jour les informations incorrects, comme une nouvelle adresse ou carte bancaire.) A la place, le formulaire bloquait des ventes – beaucoup de ventes.

La correction à 300 million

Les designer corrigèrent le problème facilement. Ils retirèrent le bouton Enregistrement. A la place, il affichèrent un bouton Continuer avec un simple message : « Vous n’avez pas besoin de créer un compte pour faire un achat sur notre site. Cliquez sur Continuer pour poursuivre votre commande. Pour rendre vos futurs achats plus faciles, vous pourrez créez un compte pendant le processus de commande. »

Le résultat : le nombre de client augmenta de 45%. Les commandes en plus représentèrent 15 million de dollars le premier mois. La première année, le site gagna 300 million de plus.

Sur mon répondeur, il y a le message que j’ai reçu du PDG du vendeur (qui valait 25 milliard), la première semaine où il a pu voir les nouveaux chiffres des ventes du formulaire. C’est un message simple : « Spool ! T’es génial ». Le message n’avait pas besoin d’être plus compliqué. On a juste changé un bouton.

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 4 commentaires