expérience utilisateur

Les 3 lois de la robotique appliquées aux interfaces utilisateurs

Il y a quelques jours, Jeremy Keith (développeur web et bloggeur), a posté un article avec une approche neuve sur les interfaces utilisateurs.

Les 3 lois de la robotique appliquées aux interfaces utilisateurs

Petit retour d’Appili sur les trois lois de la robotique d’Asimov et sur leurs applications aux interfaces utilisateurs.

Les 3 lois d’Asimov

Ces lois ont été conceptualisées par Asimov, fervent optimiste, qui était déçu de ne lire que des romans et nouvelles d’affrontement entre robots et humains.

Les 3 lois d’Asimov

  • Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni permettre qu’un être humain soit exposé à un quelconque danger
  • Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi
  • Troisième loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi

Plus tard, Asimov a rajouté la « Loi Zéro » prioritaire à toutes les autres lois :

Un robot ne peut porter atteinte à l’humanité

L’applications aux interfaces utilisateurs

Jeremy tente une approche similaire (quoique moins dramatique), en définissant des lois qui permettront d’éviter les « conflits » entre utilisateurs et interfaces.

L’application aux interfaces utilisateurs

  • Première loi : Une interface ne doit pas porter atteinte à un utilisateur, ni permettre qu’un utilisateur soit exposé à un quelconque danger
  • Deuxième loi : Une interface doit obéir aux ordre que lui donne un utilisateur, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi
  • Troisième loi : Une interface doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi

Bon, même l’auteur avoue que la troisième pousse le bouchon un peu loin… Par contre ce qui est intéressant est son analyse de ce que serait la « Loi zéro » appliquée aux interfaces utilisateurs :

Aucune interface ne peut faire du mal au Web dans son ensemble.

Il s’agit en fait d’éviter les antipatterns de l’ergonomie, c’est à dire les standards réels ou de facto qui en fait nuisent au web en général.

Un peu de concret

L’utilisation générale des mots de passes sur les sites web en est un bon exemple. Sur le principe, cela permet d’accroître la sécurité, mais en pratique le nombre de mot de passes demandés fait que beaucoup de gens prennent les mêmes mots de passe pour tous leurs comptes, ce qui en fait provoque un risque supplémentaire. A cause de cet antipattern, les solutions au problème (OpenId) ont du mal à se mettre en place…

Une bonne occasion de se poser quelques questions métaphysiques lors de la prochaine validation du design de votre site Web !

Source
Adactio

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web Commenter

10 indices pour reconnaître un designer qui n’a que faire de l’expérience utilisateur (ou comment lier design et ergonomie ?)

Vous recherchez activement un designer pour la refonte de votre site et mettez vos visiteurs au centre de vos préoccupations ? Mieux vaudrait donc trouver un designer focalisé sur l’expérience utilisateur.

Comment lier design et ergonomie ?

Appili énumère pour vous les indices qui devraient vous mettre la puce à l’oreille pour éliminer les candidats qui ne font pas rimer design avec ergonomie.

L’intuition avant tout

Votre designer (soit disant ergonomique) se base entièrement sur son intuition, c’est un artiste après tout. Il n’a donc aucun besoin de rentrer en contact avec une personne qui serait susceptible d’acheter ce que vous vendez. Désolé mais ce n’est pas le bon candidat.

La terre entière, voilà ma cible

La terre entière, voilà ma cibleIl ne peut juste pas identifier votre utilisateur lambda. Car à la question de savoir à qui votre site est destiné, il répond que tout le monde devrait être concerné. Votre cible ne l’intéresse pas (et un design ergonomique non plus), il ne devrait donc pas vous intéresser.

La solution avant le problème

Le candidat à l’ergonomie du design de votre site détermine la solution avant même de déterminer le problème. Alors que 9 fois sur 10, il suffit de comprendre le problème pour changer la solution. Une solution à vos problèmes est surement de rechercher un autre designer.

Pas besoin de le dire pour le faire

Pas besoin de le dire pour le faireIl ne peut clairement pas énumérer les objectifs de vos utilisateurs, alors que pourtant ce qui se conçoit bien devrait s’énoncer clairement. Si votre design ne peut pas exprimer les buts en ergonomie de votre site, expliquez-lui distinctement que vous pouvez vous passer de lui.

Je me suffis à moi-même

Son design est réalisé à partir de rien : nul besoin de s’appuyer sur vos collaborateurs, sur des visuels ou sur une quelconque étude pour faciliter l’ergonomie. Conclusion : nul besoin de s’appuyer sur lui.

J’aime donc tu me suis

J’aime donc tu me suisVotre designer aime prendre des décisions basées sur ses préférences personnelles. Si vous lui demandez pourquoi il a choisi des menus déroulants, il vous expliquera qu’il les a toujours aimés. Expliquer-lui que votre design se fera sans lui pour le bienfait de votre ergonomie.

Les méthodes c’est pas fun

Votre designer n’est pas vraiment pour baser son design sur des méthodologies d’ergonomie Web. D’ailleurs il ne croit pas vraiment dans les tests utilisateurs, les focus groups ou encore les tris par carte. Il n’a pas besoin de méthode et d’ailleurs vous n’avez pas besoin de lui.

C’est commercial donc c’est bancal

C’est commercial donc c’est bancalIl ignore vos objectifs commerciaux, tout ce qu’il souhaite est prendre parti pris pour les visiteurs de votre site. Laissez-le donc militer pour 60 millions de consommateurs, car votre ergonomie et votre design doivent être en accord avec votre business, comme devrait d’ailleurs l’être votre designer.

Le meilleur des mondes

Il se focalise sur des hypothèses optimistes et sur la manière dont il voudrait que vos utilisateurs réagissent. Grosso modo, il n’envisage pas les problèmes d’utilisabilité et de design ergonomique inhérents à un site Web, car ça ne l’intéresse pas. D’ailleurs il ne vous intéresse pas non plus.

L’interface et puis c’est tout

L’interface et puis c’est toutVotre designer ne pense qu’en terme d’ergonomie d’interface : il se focalise sur la manière dont l’utilisateur interagît, mais ne planifie pas comment il reviendra et ce qu’il retiendra de votre site. Il lui manque ce qui fait la différence. Au fond, avec ou sans lui, y a-t-il une quelconque différence ?

Source
whitneyhess.com

Posté le par Florian d'Appili dans Expérience utilisateur 7 commentaires

Quels types de champ texte pour optimiser l’expérience utilisateur ?

Le champ texte est omniprésent sur Internet, quels qu’en soit le type :

- Commentaire sur un blog

- Réponse sur un forum

- Champ d’édition de contenu sur un CMS

- Champ d’édition du contenu sur un wiki

- Formulaire de réponse sur un site de question/réponse

- Formulaire de contact

Quel type de champ texte optimise l'expérience utilisateur ?

Dans beaucoup de cas, il est nécessaire de formater le texte : l’utilisation de titres, listes, mises en valeur de citations permettront aux utilisateurs finaux de lire le contenu beaucoup plus facilement, ce qui a une influence sur l’expérience utilisateur.

S’il existe beaucoup de solutions permettant de mettre en forme du contenu sur le Web, aucune n’est parfaite et toutes présentent des difficultés. Appili pèse pour vous le pour et le contre.

Utilisation d’un champ texte simple

C’est le plus facile à mettre en place et le plus aisé à comprendre pour les utilisateurs. Il y a bien sûr un  petit piège : les sauts de ligne ne seront pas conservés à l’affichage si cela n’a pas été pensé coté serveur (en utilisant par exemple la fonction nl2br de PHP.)

Utilisation d’un champ texte simple

L’inconvénient, bien sûr, c’est que cela ne permet pas de faire grand chose question formatage.

La meilleure utilisation de ce type de champ inclue les formulaires de contact et les champs de type « commentaire ».

Utilisation de « markup »

Cette méhode, très utilisée, consiste à utiliser des tags sur le principe des tags html. C’est notamment utilisée par les forums PHPBB (il s’agit de BBCode), Wikipédia (c’est du markup wiki), et StackExchange (en utilisant le markup de type Markdown) et beaucoup d’autres encore. Cela permet d’utiliser des fonctionnalités plus compliquées, tout en évitant de faire du HTML complet.

De plus le contrôle est plus conséquent sur le rendu, en évitant de laisser les rênes à l’éditeur et en proposant à la place des fonctionnalités contrôlées.

Par contre, cela pose plusieurs problèmes sur l’expérience utilisateur. Tout d’abord, il faut que les utilisateurs connaissent la syntaxe du markup utilisé. Ensuite, il faut que ces utilisateurs pensent à vérifier le résultat, car ce qu’ils écrivent et le rendu sont très différents. Malheureusement, il n’existe pas de solutions miracles à ces deux problèmes. Jeff Atwood en parle sur son blog : codinghorror.com.

Ci-dessous, ce que l’utilisateur devrait observer:

Ci-dessous, ce que l’utilisateur voit effectivement :

Utilisation d’un champ texte type WYSIWYG

De plus en plus populaire, les champs WYSIWYG se retrouvent principalement dans les CMS. WYSIWYG signifie What You See Is What You Get, ce qui veut dire que ce que l’on voit dans l’éditeur de texte est ce que l’on obtiendra au final.

Pour du formatage compliqué, c’est le choix qui permet l’utilisation la plus naturelle, car il émule les fonctionnalités des éditeurs « desktop » comme Word et LibreOffice- ce qui permet de prendre pleinement en compte l’expérience utilisateur.

WYSIWYG

Le problème, c’est qu’en fait, ce qu’on voit dans l’éditeur n’est absolument pas ce qu’on obtiendra au final : le style appliqué dans l’éditeur est un style « standard », alors que c’est le style du site qui s’applique.

De plus, ces éditeurs ne sont pas parfaits et peuvent parfois provoquer des problèmes avec le HTML et le casser. Pour éviter cela, la plupart de ces éditeurs permettent aussi d’éditer directement le HTML généré. Un peu paradoxal, pour un système qui veut éviter l’utilisation directe du HTML !

Donc j’utilise quoi au final ?

Comme d’habitude : ça dépend ! Tout dépend des utilisateurs et des besoins du site. Le WYSIWYG est le plus intéressant en général, mais il faut bien tenir compte des limitations.

En guise de résumé :
- Le texte simple là ou les besoins en formatage sont quasi-nuls
- Le markup si on s’adresse à un public relativement technique et/ou si on veut contrôler facilement les possibilités de rendu
- Le champ WYSIWYG quand on veut que l’éditeur ait un large panel de possibilités

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur Commenter

Expérience utilisateur et vitesse : dopez votre ergonomie au speed

En guide d’introduction, on a décidé d’être un peu faignant et de s’appuyer sur une vidéo bien sympa de Google. A fond donc les bobines pour Google Chrome.

Poussons encore plus loin dans la faignantise et reposons nous sur quelques chiffres :
- 1 seconde de délai réduit le taux de conversion de 7% et la satisfaction client de 16%
- Un délai supplémentaire d’une demi-seconde réduit le traffic de Google de 20%
- 100 millisecondes de délai réduisent le chiffre d’affaire d’Amazon de 1%

Donc la vitesse c’est bien, mais comment je fais pour l’améliorer ?

Non seulement la vitesse améliore l’expérience utilisateur (pas juste pour les possesseurs d’un PC 256 couleurs) mais en plus la vitesse participe activement à votre SEO- en tout cas c’est bien le mot que fait passé Google.

Plus important encore… La vitesse est certainement un des points les plus faciles à améliorer dans l’ergonomie de votre site : gardez l’existant et accélérez-le ! Ahhhh s’exclame votre client en pensant à son retour sur investissement.

Commençons par le plus évident : le temps de chargement- beaucoup d’actions à mettre en place de ce côté :
- le temps d’exécution du script côté serveur
- le poids de la page
- le nombre de fichiers

Améliorez la vitesse de votre site, améliorez l'expérience utilisateur

On ne cite que les principaux, pour une liste exhaustive le mieux est d’installer Yslow et Google PageSpeed et de traiter un par un les points cités par ces plugins.

Allons plus loin avec un oubli fréquent : le temps d’exécution coté client. Les programmes Javascript embarqués peuvent être très lourds et effectuer des action extrêmement complexes. Il ne faut pas non plus oublier qu’il y a des limites coté client, et surtout que tous les navigateurs ne sont pas au même niveau.

Enfin, le rendu de la page par le navigateur peut prendre un certain temps pour des pages lourdes. C’est un point auquel Google s’est fortement attaqué, en développant un module Apache qui permet d’optimiser les pages en mettant en place un moteur de rendu extrêmement efficace (cf. la pub Chrome en introduction)

Maintenant je sais quoi améliorer, mais jusqu’à quel point ?

En effet, améliorer la vitesse c’est bien pour l’ergonomie. Il faut cependant savoir jusqu’où aller. Quelles sont donc les durée « acceptables » ?

Vitesse limite pour l'ergomie d'un site Web

Pour y voir plus clair, quelques métriques à avoir en tête :
- La page doit charger en moins de 20 secondes (trop facile me direz vous !) avec l’essentiel de la page chargé en moins de 2 secondes (au delà de cette durée, l’utilisateur a une facheuse tendance à quitter la page)
- En dessous de 100 millisecondes, le ralentissement est indétectable

Ce dernier point est principalement utile pour les interactions devant apparaître instantanément : tout ce qui modifie la page ou qui calcule sans la charge. Pour les chargements « partiels » (Ajax), mettre un indicateur pour indiquer que quelque chose est en cours est plus que conseillé (ajaxload.info.)

Sources
websiteoptimization.com
searchenginewatch.com
stackoverflow.com

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 1 commentaire

5 arguments pour clouer le bec à votre client lorsqu’il s’agit de tests utilisateurs

Après plus d’une dizaine d’années d’explosion de l’e-commerce, le test utilisateur reste un des secrets les mieux gardés du Web. La raison principale étant certainement liée au fait qu’il reste difficile d’en démontrer sa nécessité et surtout son impact à un client.

5 arguments pour clouer le bec à votre client lorsqu’il s’agit de tests utilisateurs

En manque d’arguments pour convaincre votre client de mettre en places des tests utilisateurs sur son projet Web ? Que nenni… On vous sort l’argumentaire de choc.

Deadlines contrôlées

Le respect de la deadline reste souvent le souci majeur de votre client.

Or, en gestion de projet pour garantir les impératifs stratégiques/marketing d’une boîte, on met généralement en place un système de releases qui garantit qu’au pire une partie du projet de votre client (avec les fonctionnalités principales) sera livrée en temps et en heure. On déploiera donc dans des phases ultérieures le reste des fonctionnalités.

Arrive donc rapidement la question des fonctionnalités à mettre en priorité… Or, les tests utilisateurs permettent facilement de classifier ces fonctionnalités suivant l’importance qu’elles revêtent pour les utilisateurs et donc pour votre client.

Retour sur investissement amélioré

Mieux que le budget, on parle ici de retour sur investissement : combien coûtera à l’entreprise qui vous emploi un changement radicale sur le site après seulement deux mois de mis en service ? Laissez votre client répondre…

Retour sur investissement amélioré

Les tests utilisateurs garantissent que le ressenti de ses visiteurs sera bien pris en compte, et évite par conséquent de se retrouver avec un projet qui ne soit pas focalisé sur l’utilisateur et par conséquent ne rencontre pas le succès escompté.

De plus, les tests utilisateurs peuvent facilement représenter une partie infime de son budget. Il n’est pas nécessaire de passer par des tests utilisateurs en laboratoire, vous pouvez facilement mettre en place des tests utilisateurs de façon « amateur » ou mieux encore : utiliser les services de tests utilisateurs à distance peu onéreux qui se développent sur le Web.

Qualité garantie

Un test utilisateur n’a pas vocation à remplacer un plan de tests de type contrôle qualité, mais en le mettant en place vous pouvez garantir à votre client que les problèmes de qualité bloquants de son projet seront pris en compte (sans même parler des problèmes d’utilisabilité qui ne lui parleront sans doute pas.)

Qualité garantie

En effet, les tests utilisateurs s’appuient sur des scénarios regroupant les principaux workflows de votre projet. Par conséquent, vous réduisez très fortement les chances que votre client se rende compte a posteriori que personne ne peut ajouter un article au panier… Somme toute gênant !

Risque diminué

Le risque lié à l’incertitude peut coûter très cher… Quelle est la réaction classique ? La fuite en avant : on part sur une solution, non pas parce qu’elle a été démontrée comme la meilleure, mais parce qu’on en a fait l’assomption.

Risque diminué

Les tests utilisateurs permettent justement de vérifier les assomptions ergonomiques faites en les mesurant à l’avis d’utilisateurs. Votre client diminue donc fortement les risques liés à de mauvais choix faits par les équipes de design/développement (ou par lui-même), et il ne vous en sera que plus reconnaissant.

Satisfaction client renforcée

On en arrive à la raison d’être des tests utilisateurs : on met en avant la satisfaction des visiteurs de votre client, soit ce qu’ils voudraient qu’on leurs apporte et non pas ce que votre client à en tête.

Satisfaction client renforcée

Cette vision très orientée client final (mais si, rappelez vous ISO 9001) garantit la satisfaction du client de votre client. Vous savez ce que ses utilisateurs recherchent et par conséquent vous implémentez de la bonne façon : pas de votre manière, mais de la manière qui marche !

Cette recherche de la satisfaction client améliorera non seulement son taux de transformation, mais aura en plus une influence sur son traffic en poussant ses visiteurs à revenir sur son site. Croyez-moi : la satisfaction client des clients de vos clients satisfera vos clients (si on n’est pas référencé sur le mot clé « client », on arrête ce blog !)

Posté le par Florian d'Appili dans Tests utilisateurs 1 commentaire

Améliorez l’expérience utilisateur de votre site grâce à vos propres utilisateurs

Vous n’avez pas les moyens de recruter une équipe d’ergonomes spécialisés en expérience utilisateur ? Que cela ne tienne… Employez gratuitement les visiteurs de votre site pour améliorer votre ergonomie Web.

On décortique pour vous ce nouveau phénomène qui touche les sites anglo-saxons de manière exponentielle, et qui va sans doute débarquer en France très rapidement.

Recrutez vos utilisateurs

Le principe : vous allez vous appuyer sur les visiteurs de votre site pour savoir quels sont les changements à apporter à votre interface Web.

Concrètement, cela peut prendre plusieurs formes.

Le formulaire de suggestions

Pour un site à faible traffic, cela peut se faire à l’aide d’un onglet « Feedback » (généralement placé sur la partie gauche de votre site), qui amène un pop-up de suggestions ou de commentaires. Cela permet d’établir un dialogue avec les utilisateurs à peu de frais et ainsi de se rendre compte de ce qui fonctionne mal sur votre site et des nouvelles fonctionnalités que vos utilisateurs voudraient implémenter.

Dans l’exemple ci-dessous pris sur hostelworld.com, le formulaire de commentaires est directif et permet d’orienter les suggestions des utilisateurs sur des points particuliers (à noter que la version française de ce site n’a pour l’instant pas implémenter cette fonctionnalité.)

Onglet Feedback Hostelworld

Le formulaire peut cependant être totalement libre et se présenter comme un formulaire de contacte orienté sur l’aspect suggestif. C’est la solution mise en place dans le cas de trymyui.com en photo ci-dessous.

Onglet commentaires TryMyUi

L’approche communautaire

Pour des sites avec un traffic plus conséquent, il existe une approche plus communautaire. Au lieu d’entretenir un rapport avec vos utilisateurs sous forme d’échange de mails, on met en place une plateforme communautaire de suggestions (voir de reproches).

Cette approche a donné lieu à l’apparition de nouvelles solutions telles que getsatisfaction.com et uservoice.com. Ces sites permettent de mettre en place une plateforme destinée à vos utilisateurs pour qu’ils soumettent des problèmes rencontrés, qu’ils ajoutent des commentaires et voir même qu’ils votent sur des modifications à apporter à votre site.

Forum suggestions GetSatisfaction

L’intéret par rapport à un formulaire de contact est de classer les remontées en fonction du nombre de personnes concernées, soit un très bon moyen de mesurer l’expérience utilisateur de vos visiteurs. D’un point de vu technique, c’est un site connexe qui est mis en place (un forum par exemple), qui permettra à votre équipe Web de déterminer plus facilement les évolutions prioritaires à mettre en place.

Le pour et le contre

La mise en place de ce type de solutions est peu onéreuse en temps passé (et par conséquent en argent dépensé). Elle permet d’avoir conscience du ressenti des utilisateurs de votre site, et en plus vous permet d’établir une relation positive avec vos visiteurs en leurs montrant qu’ils sont au centre de vos préoccupations.

Le pour et le contre

Malgré tout, gardez en tête que plus le traffic de votre site est important et plus les réponses aux suggestions faites ou l’animation de votre communauté va vous prendre du temps. Plus important encore, il faut bien garder à l’esprit qu’il existe une majorité silencieuse qui ne vous donnera pas de retour sur votre site. Il existe donc un risque que vous vous focalisiez sur une minorité véhémente qui ne représente pas la majorité de vos utilisateurs et que par conséquent vous implémentiez des modifications ou des nouvelles fonctionnalités qui nuiront à votre site.

Alors ça vaut le coup ou pas ?

Bien sûr que ça vaut le coup… Juste bien garder en tête que cette approche orientée expérience utilisateur est complémentaire à votre boite à outils ergonomique : la mise en place de ces fonctionnalités ne pouvant pas se substituer à des experts en ergonomie et à des tests utilisateurs.

Posté le par Yannick d'Appili dans Tests utilisateurs 1 commentaire

Ergonomie Web contre sécurité : un choix à faire ?

De prime abord, il est difficile de voir un rapport quelconque entre ergonomie Web et sécurité tellement ces concepts sont séparés dans le cadre du développement d’un site web. Petit rappel terminologique (ça fait jamais de mal… si? Allez on se force un peu) :

L’ergonomie Web s’intéresse aux utilisateurs et à leurs comportements sur un site en gardant en tête de rendre le plus facile et agréable possible toutes les actions que l’utilisateur va chercher à effectuer.

La sécurité va avant tout se préoccuper des personnes qui vont chercher à hacker un site en protégeant par exemple l’utilisateur de toute action néfaste à son encontre.

Ergonomie Web contre sécurité

Au delà de cette différence sémantique, leurs rayons d’action en terme de développement sont à l’opposés : alors que les experts en sécurité vont se focaliser sur la partie serveur et au code dit « backend » (c’est à dire exécuté sur le serveur et la base de données), l’ergonome quant à lui va plutôt agir au niveau du design et du code « frontend » (c’est à dire exécuté dans le navigateur : javascript). Peu de raisons donc que ces deux aspect d’un site web entrent en concurrence.

Sauf qu’il arrive parfois que ces deux notions interfèrent l’une avec l’autre.

Le cas d’école : Plenty of Fish

Plenty of FishNotre cas d’école du jour est le site plentyoffish.com : site de rencontre obtenant un certain succès pour le célibataire américain souhaitant sortir de son bocal. En Janvier 2011, ce site s’est fait pirater par des hackeurs ayant accédés à la base de données du site. En conséquence, ils ont réussi à se procurer tous les mots de passe de l’ensemble des utilisateurs du site.

On entend déjà au loin les experts technique du web s’indigner : « Même si le serveur peut être vulnérable, les mots de passes doivent toujours être encryptés et sont donc impossibles à se procurer ! » (si vous n’avez jamais observé d’expert en sécurité informatique de près, imaginez cette phrase prononcée par Sylvester Stallone dans Judge Dredd). Et a contrario de Sylvester Stallone, ils n’ont pas forcement tort.

La sécurité pour les nuls : le cryptage

Cryptage mot de passePetite parenthèse pour ceux qui ne s’y connaissent pas trop en cryptage. La bonne pratique en terme de mots de passe est de les encrypter de manière à ce qu’il ne soit pas possible de les décrypter et par conséquent d’y avoir accès, c’est d’ailleurs une obligation légale dans certains pays dont la France pour des raisons qu’il vous est désormais facile de comprendre.

Ainsi pour vérifier que le mot de passe saisi par l’utilisateur est correct, on encrypte la valeur saisie et on compare les données encryptées. De cette façon, même si quelqu’un a accès à la base de donnée (pas forcément un hackeur, juste un administrateur du site par exemple), il ne pourra pas avoir accès au mot de passe.

Revenons à nos poissons ergonomes

Ce n’est cependant pas le choix qu’a fait plentyoffish.com. Ils ont à la place préféré assurer une meilleure expérience utilisateur. En effet, le principal problème de l’encryption des mots de passe est qu’il est impossible de récupérer un mot de passe oublié.

La conséquence directe est que les sites qui ont une page « mot de passe oublié » vont réinitialiser le mot de passe plutôt que de vous l’envoyer directement.

HackerEt c’est justement ce que les ergonomes de plentyoffish.com ont voulu éviter : pour garantir l’accès le plus facile au site, ils ont choisi d’envoyer le mot de passe aux utilisateurs en clair dans l’email, et ainsi évités de forcer l’utilisateur a passer par différents formulaires et liens pour retrouver l’accès à son compte. Manque de chance (ou de jugeote ?), ils se sont fait hackés… plentyoffish.com a fait le choix de l’expérience utilisateur face à la sécurité, et en a fait les frais.

Google : le choix de la sécurité sur l’ergonomie Web

A l’inverse, Google a récemment mis en place une méthode pour sécuriser davantage les accès leurs comptes. Ils ont donc rajouté une authentification en deux étapes qui permet de s’assurer que c’est bien vous qui accèdez à votre compte. Au lieu de simplement entrer le mot de passe sur la page web de Google, l’utilisateur doit également rentrer un code à 6 chiffres qui change toutes les minutes. Ce code est généré par Google Authenticator, une application pour téléphone mobile.

Sécurité GoogleCela rend l’accès aux applications Google bien plus sécurisé (en plus du mot de passe, il vous faut le téléphone), mais questions expérience utilisateur, il y a une forte dégradation : un champ de plus à saisir, besoin d’aller chercher le téléphone, lancer l’application… Bien sûr Google a fait énormément pour minimiser l’effort supplémentaire : le code n’est à saisir que tous les 30 jours pour un ordinateur donné, l’application est très rapide et affiche tout de suite le code, et surtout, cette option n’est activée que pour ceux qui le veulent.

Sources
http://www.mattcutts.com/blog/google-two-step-verification/
http://thenextweb.com/us/2011/01/31/plenty-of-fish-hacked-usernames-and-passwords-compromised-says-founder/

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 3 commentaires

Expérience utilisateur : ergonomie et points de contrôle

Aviez-vous déjà penser à utiliser l’ergonomie comme un point de contrôle pour le bon fonctionnement de vos process Web ? Le coût est pourtant minime et c’est un des systèmes qui donne les meilleurs résultats, autant au niveau des applications métiers que des applications grand public.

Control freak

Les points de contrôle : mais de quoi parle t-on ?

Les points de contrôle, au sens ou je l’entends dans cet article, est l’ensemble des démarches mises en oeuvre pour s’assurer qu’un processus est suivi. Par exemple, si dans une entreprise chaque employé doit rendre compte de combien de temps est passé sur une activité précise, un des points de contrôle va être de s’assurer que les rapport de comptes rendus sont bien effectués. Généralement, des emails de rappel automatique sont envoyés, et si des employés n’ont toujours pas saisi leurs comptes rendus, une autre personne va être chargée de leur rappeler directement.

Ces systèmes sont très courant, mais il posent plusieurs soucis.

Tout d’abord l’envoi par email automatique. Cette solution a le mérite de ne rien coûter (ou presque), mais elle est aussi particulièrement inefficace. La plupart des gens recevant plusieurs dizaines voire centaines d’emails chaque jour, les emails automatiques sont rapidement ignorés.

Quant au rappel par une personne réelle, bien que cette solution soit efficace, elle peut vite devenir chère. Imaginons qu’en moyenne la personne en charge de rappeler d’effectuer une saisie doit le faire à 60 personnes, 10 % d’entre elles n’ayant pas fait leurs saisies, et imaginons que cela prends 10 minutes hebdomadairement pour chaque personne. En un an, c’est 60 * 0.10 * 10 * 52 = 3120 minutes à l’année (les fans des Chiffres et des Lettres vous pouvez vérifier si le compte est bon), soit 6.5 jours de salaire consacrés à ce point de contrôle.

L’ergonomie appliquée aux points de contrôle

Le but d’utiliser l’ergonomie comme poins de contrôle est de faire accomplir certaines tâches de manière naturelle.

Un exemple bien réel (et tellement préoccupant) pour nous les hommes. Dans les urinoirs, un des problème pricncipal est la propension à mal « viser » pour ces messieurs, et les problèmes d’hygiène qui en découlent. Une solution ergonomique ?

Mouche dans l'urinoir

La mouche dessinée au fond a un effet très simple : les utilisateurs vont naturellement chercher à la viser, et ainsi envoyer le jet vers la zone qui provoquera le moins de dégats collatéraux.

Avec ce système, bien faire devient non seulement la manière naturelle, mais encore plus intéressant : c’est de cette façon que les utilisateurs vont avoir envie de le faire.

Mais comment cela s’applique t-il au web ?

Pour l’ergonomie des sites web, c’est le même objectif : ce dont vous avez besoin que vos utilisateurs fassent doit être non seulement évident et naturel, et en plus doit pousser vos utilisateurs à le faire.

WordPress fait cela très bien. Sur ses blogs, la plupart des bloggueurs ont différent modules installés. Ces modules et le cœur du système wordPress doivent être régulièrement mis à jour pour des raisons de sécurité ou d’ajout de fonctionnalités. Elle garantissent la fiabilité du système et par conséquent l’image de marque dans son ensemble.

Pour s’assurer de la mise à jour par les utilisateurs, WordPress utilise un système de rappel très bien pensé. Au lieu d’utiliser des popups intrusifs, un simple petit chiffre est affiché à coté du choix de menu « Mises à jour ».

C’est simple, cela ne dégrade pas l’expérience utilisateur et c’est bien visible. Et surtout cela réduit le nombbre de rappels similaires par mail, les messages non lus dans la boite mail ou « demandés » à être effacés.

Autrement dit, ce petit rappel sert de point de contrôle : peu coûteux, il donne de très bons résultats et permet que les utilisateurs traitent le problème par eux-mêmes.

Et moi dans tout ça, je fais quoi ?

La rêgle devient donc :

Si vous souhaitez que vos utilisateurs fassent quelque chose, il faut leur en donner l’envie

L’utilisation la plus courante de ce principe est le fameux bouton « call to action », à savoir le bouton qui va entraîner l’action que vous planifiez pour vos utilisateurs. Il s’agit de boutons désignés de tels manières qu’ils:
- attirent le regard
- sont faciles d’accès
- donnent envie de cliquer

boutons call to action
Ces boutons ont un réel impact sur les performances de vos pages web. En recherchant le design qui attire l’œil, on obtient un taux de conversion remarquablement plus élevé. A tel point que ces boutons sont devenus la norme des sites Web actuels : en example le très célèbre « ajout au panier » qui a sans doute éviter à la Fnac de n’être que le magasin au coin de votre rue.

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 2 commentaires

Madame expérience utilisateur chez Microsoft : Julie Larson-Green

Le ruban Office, Windows 7 c’est Elle et la future interface de Windows 8 c’est encore Elle : Julie Larson-Green. En avant la musique pour une biographie non officielle de la grande dame en chef de l’expérience utilisateur chez Microsoft.

Julie Larson-Green

Quand j’étais petite j’étais un Jedi

Diplômée de l’université de Seattle et de l’université de Western Washington (toutes deux à Seattle; soit à 2 pas du village Microsoft), Julie Larson-Green rejoint Bill Gates en 1993 (rappelez vous de la « belle époque », mais si Windows 3.1 vous dit forcemment quelque chose…)

D’une nature persévérante (ou obstinée), elle avait dans un premier temps essuyée un refus de non recevoir lors de la rentrée des classes Microsoft, puis parce qu’il faut bien rembourser les frais scolaires aux Etats-Unis est devenue technicienne de support dans une autre entreprise.

C’est sans doute ses débuts laborieux, à répondre au téléphone à des gens qui ne comprennent rien à leurs logiciels, qui lui ont permis d’avoir l’œil aguéri aux problèmes d’expérience utilisateur.

Plus tard… Une fois recrutée chez Microsoft (on a bien dit obstinée), elle démarre dans l’équipe Visual C++ puis travaille sur IE 3 et IE 4. Tremplins pour travailler dans l’équipe Office sur FrontPage, l’éditeur de pages HTML.

Les rubans ne sont pas que pour les paquets cadeaux

Pleinement consciente des limites des interfaces, elle choisit de se diriger vers l’expérience utilisateur. Elle rejoint ainsi l’équipe Office pour devenir la championne du nouveau style d’interface de la suite Office; j’ai nommé le désormais célèbre ruban Windows.

Ruban Windows

Utilisant tout sa force de conviction pour convaincre les responsables de l’intérêt de cette innovation, elle met en place une rupture définitive avec les éditions précédentes en prenant à contre pied les utilisateurs. Malgré la destabilisation des afficionados anti-modernité, elle démontre très vite l’intérêt d’une interface qui ne sera plus jamais remise en cause.

Windows 7 : asta la Vista baby

Julie Larson-Green rentre dans l’équipe Windows quand Vista vient de sortir (vous avez dit timing?) Or Vista, à peine perçu comme une mise à jour, ne rencontre pas le succès élaboré par les petits gars du marketing. Julie Larson-Green prend conscience de l’opportunité et fait de Windows 7 le succès sans lequel Windows aurait toujours cette odeur de formol : en mettant les utilisateurs au centre de cette nouvelle interface, Julie (pas tarte pour un sou) reprend les reines de l’utilisabilité.

Faisant preuve d’une capacité organisationelle hors du commun, Julie Larson-Green sépare les équipes par fonctionnalité alors que précédemment la séparation était technologique. Windows construit ainsi un système avec des fonctionnalités en parfaites adéquations les unes avec les autres.

Les problèmes sont facilement visibles pour l’équipe de développement : l’expérience utilisateur est désormais au cœur du projet.

Windows 8 : back dans les bacs

Windows 8

On ne change pas une équipe qui gagne : Julie Larson-Green est donc toujours en charge de l’expérience utilisateur pour Windows 8 qui, d’après les premières infomations, apportera son lot de changements vers une intégration plus parfaite entre PC et tablette. On dira même peut-être au revoir au bureau…

Toute une révolution!

Sources
http://www.telegraph.co.uk/technology/microsoft/6514559/Im-Julie-Larson-Green-and-Windows-7-was-my-idea.html
http://www.zdnet.com/blog/microsoft/julie-larson-green-microsoft-women-worth-watching/5658
http://www.crunchbase.com/person/julie-larson-green
http://channel9.msdn.com/Shows/WM_IN/Julie-Larson-Green-Leading-by-Example-Managing-the-Windows-Experience
http://www.microsoft.com/about/technicalrecognition/Julie-Larson-Green.aspx

Posté le par Yannick d'Appili dans Interview Commenter

5 choses à mettre en place lorsque votre entonnoir de conversion craint

Vous avez investi des sommes rondelettes dans vos campagnes Google et avez en conséquence un trafic qui fait pâlir d’envie vos concurrents. Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes… Tout, sauf que vous ne convertissez pas vos visiteurs en consommateurs. Pas besoin de chercher plus loin : votre entonnoir de conversion (ou tunnel de conversion) a un sérieux problème.

Visualisez votre entonnoir de conversion

Si vous n’avez pas déjà mise en place des objectifs de conversion sur Google Analytics (ou d’autres outil similaires), ne continuez pas à lire cet article, et revenez une fois que vous l’utilisez! Cet outil vous révèlera sur quelles pages vos visiteurs vous lâchent, et probablement où se trouvent les aberrations en terme d’expérience utilisateur que vous avez disséminé sur votre site sans vous en rendre compte.

Mais bien plus que quand vos visiteurs vous lâchent, ce type d’outils vous permettra de comprendre pourquoi ils quittent votre site et de réaliser statiquement un audit de votre site internet. Est-ce que vos visiteurs regardent d’autres sites pendant le processus de conversion parce que le tunnel que vous avez mis en place ne répond pas à leurs besoins ? Est-ce que vos visiteurs vous quittent lorsque vous leurs révélez vos prix ?

Si c’est du chinois pour vous, faite donc un tour sur le centre d’aide Google Analytics.

Mettez vos formulaires à la diète

FormulairesEst-ce que tous les champs que vous demandez à vos utilisateurs sont utiles ? Est-ce que vous pouvez enlevez le superflus pour ne garder que l’essentiel ? Réfléchissez-y… Avez-vous vraiment besoin de connaître la date de naissance ou la situation maritale de vos visiteurs ?

Si vous êtes un e-commerçant : est-ce que la page d’enregistrement et la page de livraison sont les mêmes? Mettez en place les bonnes pratiques d’utilisabilité que révèleraient sans doute l’audit de votre site internet.

Mettez votre mère à contribution

Rassurez-vous, on ne vous demande pas de revivre l’humiliation de porter le costume « désigné » par votre mère pour Mardis Gras. Appelez votre mère, et expliquer lui ce que vos visiteurs doivent accomplir. Ensuite mettez-là au défi de vous trouver sur Google et de passer par votre processus de conversion. Pourquoi votre mère ? Certainement une des seules personnes à accepter de réaliser un audit de votre site internet gratuitement.

Prenez des notes sur ce qu’elle dit et le temps qui lui est nécessaire pour accomplir les différentes étapes. Demandez-lui si le message a du sens : faites en sorte que vous communiquez à vos visiteurs d’une manière directe.

Si elle bloque sur le chemin aboutissant à une conversion, c’est que votre entonnoir a besoin d’une sérieuse refonte.

Investissez dans des tests utilisateurs

Tests utilisateursDepuis que les tests utilisateurs se démocratisent, il est désormais possible d’avoir des retours d’utilisateurs sur votre site (un peu plus objectifs que votre mère !). Pour quelques dizaines d’euros par test utilisateur ces startups vous permettent de réaliser un réel audit de votre site internet en expliquant leurs ressentis sur un site qui leurs est inconnu.

Vu qu’il y a encore quelques années, votre seul choix était de payer un test utilisateur complet en laboratoire pour environ 1500 euros, il serait dommage de s’en priver.

Pensez itératif : implémentez, vérifiez, implémentez…

Il n’y a pas de secret… En fait si, il y en a un : vous devez constamment vérifier analytiquement ce que vous avez perçu empiriquement. Cette façon de conjuguer statistique et empirique vaut mieux que le meilleur audit d’un site internet.

L’utilisation de Google Analytics vous permettra de comprendre statistiquement ce qui pose problème au niveau de votre site, puis les tests utilisateurs vous permettront d’affiner les soucis que vos visiteurs rencontrent. Ce dernier élément vous fera prendre des choix (bons ou pas) qu’il faudra vérifier statistiquement.

Les changements mis en place pouvant toujours être améliorés, il ne tient qu’à vous de rentrer dans le cercle vertueux de l’amélioration continue.

Source
7 Things You Can Do When Your Conversion Funnel Sucks

Posté le par Florian d'Appili dans Ergonomie des sites web 4 commentaires