Il y a quelques jours, Jeremy Keith (développeur web et bloggeur), a posté un article avec une approche neuve sur les interfaces utilisateurs.
Petit retour d’Appili sur les trois lois de la robotique d’Asimov et sur leurs applications aux interfaces utilisateurs.
Les 3 lois d’Asimov
Ces lois ont été conceptualisées par Asimov, fervent optimiste, qui était déçu de ne lire que des romans et nouvelles d’affrontement entre robots et humains.
- Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni permettre qu’un être humain soit exposé à un quelconque danger
- Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi
- Troisième loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi
Plus tard, Asimov a rajouté la « Loi Zéro » prioritaire à toutes les autres lois :
Un robot ne peut porter atteinte à l’humanité
L’applications aux interfaces utilisateurs
Jeremy tente une approche similaire (quoique moins dramatique), en définissant des lois qui permettront d’éviter les « conflits » entre utilisateurs et interfaces.
- Première loi : Une interface ne doit pas porter atteinte à un utilisateur, ni permettre qu’un utilisateur soit exposé à un quelconque danger
- Deuxième loi : Une interface doit obéir aux ordre que lui donne un utilisateur, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi
- Troisième loi : Une interface doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi
Bon, même l’auteur avoue que la troisième pousse le bouchon un peu loin… Par contre ce qui est intéressant est son analyse de ce que serait la « Loi zéro » appliquée aux interfaces utilisateurs :
Aucune interface ne peut faire du mal au Web dans son ensemble.
Il s’agit en fait d’éviter les antipatterns de l’ergonomie, c’est à dire les standards réels ou de facto qui en fait nuisent au web en général.
Un peu de concret
L’utilisation générale des mots de passes sur les sites web en est un bon exemple. Sur le principe, cela permet d’accroître la sécurité, mais en pratique le nombre de mot de passes demandés fait que beaucoup de gens prennent les mêmes mots de passe pour tous leurs comptes, ce qui en fait provoque un risque supplémentaire. A cause de cet antipattern, les solutions au problème (OpenId) ont du mal à se mettre en place…
Une bonne occasion de se poser quelques questions métaphysiques lors de la prochaine validation du design de votre site Web !
Source
Adactio













































