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Expérience utilisateur et vitesse : dopez votre ergonomie au speed

En guide d’introduction, on a décidé d’être un peu faignant et de s’appuyer sur une vidéo bien sympa de Google. A fond donc les bobines pour Google Chrome.

Poussons encore plus loin dans la faignantise et reposons nous sur quelques chiffres :
- 1 seconde de délai réduit le taux de conversion de 7% et la satisfaction client de 16%
- Un délai supplémentaire d’une demi-seconde réduit le traffic de Google de 20%
- 100 millisecondes de délai réduisent le chiffre d’affaire d’Amazon de 1%

Donc la vitesse c’est bien, mais comment je fais pour l’améliorer ?

Non seulement la vitesse améliore l’expérience utilisateur (pas juste pour les possesseurs d’un PC 256 couleurs) mais en plus la vitesse participe activement à votre SEO- en tout cas c’est bien le mot que fait passé Google.

Plus important encore… La vitesse est certainement un des points les plus faciles à améliorer dans l’ergonomie de votre site : gardez l’existant et accélérez-le ! Ahhhh s’exclame votre client en pensant à son retour sur investissement.

Commençons par le plus évident : le temps de chargement- beaucoup d’actions à mettre en place de ce côté :
- le temps d’exécution du script côté serveur
- le poids de la page
- le nombre de fichiers

Améliorez la vitesse de votre site, améliorez l'expérience utilisateur

On ne cite que les principaux, pour une liste exhaustive le mieux est d’installer Yslow et Google PageSpeed et de traiter un par un les points cités par ces plugins.

Allons plus loin avec un oubli fréquent : le temps d’exécution coté client. Les programmes Javascript embarqués peuvent être très lourds et effectuer des action extrêmement complexes. Il ne faut pas non plus oublier qu’il y a des limites coté client, et surtout que tous les navigateurs ne sont pas au même niveau.

Enfin, le rendu de la page par le navigateur peut prendre un certain temps pour des pages lourdes. C’est un point auquel Google s’est fortement attaqué, en développant un module Apache qui permet d’optimiser les pages en mettant en place un moteur de rendu extrêmement efficace (cf. la pub Chrome en introduction)

Maintenant je sais quoi améliorer, mais jusqu’à quel point ?

En effet, améliorer la vitesse c’est bien pour l’ergonomie. Il faut cependant savoir jusqu’où aller. Quelles sont donc les durée « acceptables » ?

Vitesse limite pour l'ergomie d'un site Web

Pour y voir plus clair, quelques métriques à avoir en tête :
- La page doit charger en moins de 20 secondes (trop facile me direz vous !) avec l’essentiel de la page chargé en moins de 2 secondes (au delà de cette durée, l’utilisateur a une facheuse tendance à quitter la page)
- En dessous de 100 millisecondes, le ralentissement est indétectable

Ce dernier point est principalement utile pour les interactions devant apparaître instantanément : tout ce qui modifie la page ou qui calcule sans la charge. Pour les chargements « partiels » (Ajax), mettre un indicateur pour indiquer que quelque chose est en cours est plus que conseillé (ajaxload.info.)

Sources
websiteoptimization.com
searchenginewatch.com
stackoverflow.com

Posté le par Yannick d'Appili dans Expérience utilisateur 1 commentaire

5 arguments pour clouer le bec à votre client lorsqu’il s’agit de tests utilisateurs

Après plus d’une dizaine d’années d’explosion de l’e-commerce, le test utilisateur reste un des secrets les mieux gardés du Web. La raison principale étant certainement liée au fait qu’il reste difficile d’en démontrer sa nécessité et surtout son impact à un client.

5 arguments pour clouer le bec à votre client lorsqu’il s’agit de tests utilisateurs

En manque d’arguments pour convaincre votre client de mettre en places des tests utilisateurs sur son projet Web ? Que nenni… On vous sort l’argumentaire de choc.

Deadlines contrôlées

Le respect de la deadline reste souvent le souci majeur de votre client.

Or, en gestion de projet pour garantir les impératifs stratégiques/marketing d’une boîte, on met généralement en place un système de releases qui garantit qu’au pire une partie du projet de votre client (avec les fonctionnalités principales) sera livrée en temps et en heure. On déploiera donc dans des phases ultérieures le reste des fonctionnalités.

Arrive donc rapidement la question des fonctionnalités à mettre en priorité… Or, les tests utilisateurs permettent facilement de classifier ces fonctionnalités suivant l’importance qu’elles revêtent pour les utilisateurs et donc pour votre client.

Retour sur investissement amélioré

Mieux que le budget, on parle ici de retour sur investissement : combien coûtera à l’entreprise qui vous emploi un changement radicale sur le site après seulement deux mois de mis en service ? Laissez votre client répondre…

Retour sur investissement amélioré

Les tests utilisateurs garantissent que le ressenti de ses visiteurs sera bien pris en compte, et évite par conséquent de se retrouver avec un projet qui ne soit pas focalisé sur l’utilisateur et par conséquent ne rencontre pas le succès escompté.

De plus, les tests utilisateurs peuvent facilement représenter une partie infime de son budget. Il n’est pas nécessaire de passer par des tests utilisateurs en laboratoire, vous pouvez facilement mettre en place des tests utilisateurs de façon « amateur » ou mieux encore : utiliser les services de tests utilisateurs à distance peu onéreux qui se développent sur le Web.

Qualité garantie

Un test utilisateur n’a pas vocation à remplacer un plan de tests de type contrôle qualité, mais en le mettant en place vous pouvez garantir à votre client que les problèmes de qualité bloquants de son projet seront pris en compte (sans même parler des problèmes d’utilisabilité qui ne lui parleront sans doute pas.)

Qualité garantie

En effet, les tests utilisateurs s’appuient sur des scénarios regroupant les principaux workflows de votre projet. Par conséquent, vous réduisez très fortement les chances que votre client se rende compte a posteriori que personne ne peut ajouter un article au panier… Somme toute gênant !

Risque diminué

Le risque lié à l’incertitude peut coûter très cher… Quelle est la réaction classique ? La fuite en avant : on part sur une solution, non pas parce qu’elle a été démontrée comme la meilleure, mais parce qu’on en a fait l’assomption.

Risque diminué

Les tests utilisateurs permettent justement de vérifier les assomptions ergonomiques faites en les mesurant à l’avis d’utilisateurs. Votre client diminue donc fortement les risques liés à de mauvais choix faits par les équipes de design/développement (ou par lui-même), et il ne vous en sera que plus reconnaissant.

Satisfaction client renforcée

On en arrive à la raison d’être des tests utilisateurs : on met en avant la satisfaction des visiteurs de votre client, soit ce qu’ils voudraient qu’on leurs apporte et non pas ce que votre client à en tête.

Satisfaction client renforcée

Cette vision très orientée client final (mais si, rappelez vous ISO 9001) garantit la satisfaction du client de votre client. Vous savez ce que ses utilisateurs recherchent et par conséquent vous implémentez de la bonne façon : pas de votre manière, mais de la manière qui marche !

Cette recherche de la satisfaction client améliorera non seulement son taux de transformation, mais aura en plus une influence sur son traffic en poussant ses visiteurs à revenir sur son site. Croyez-moi : la satisfaction client des clients de vos clients satisfera vos clients (si on n’est pas référencé sur le mot clé « client », on arrête ce blog !)

Posté le par Florian d'Appili dans Tests utilisateurs 1 commentaire

Ergonomie et SEO : les 3 points qui coincent

De plus en plus d’articles sur internet mentionnent les avantages et désavantages de l’ergonomie par rapport au SEO. Cela peut étonner car ces deux sujets n’ont en apparence aucun rapport. L’un concerne la capacité à apparaître sur les moteurs de recherche, et concerne les liens entrants, meta-tags et densité de mots clés alors que l’autre se concentre sur l’utilisateur en cherchant à lui procurer la meilleure expérience Web possible. A priori donc, pas de rapport ou points d’achoppement.

yin-yang

Sauf que certaines recommandations en termes de SEO entraînent une mauvais expérience utilisateur et que certaines décisions ergonomiques bloquent au niveau du SEO. Au passage on peut relever ce paradoxe : le SEO a en grande partie pour objectif de faire gagner en visibilité sur Google alors que l’expérience utilisateur Web est elle-même fortement influencée par les choix de Google (le plus souvent excellents, à l’exception notable de Google Wave) qui deviennent rapidement des standards du Web.

Ci-dessous une description des 3 points points principaux de frottement entre ergonomie et SEO (cet article se focalise sur le « on-site SEO », car les liens entrants n’ont pas d’influence directe sur l’ergonomie)

La densité de mots clés

Pour améliorer son référencement, il est important d’écrire son contenu en gardant en tête le fonctionnement des moteurs de recherche. En s’assurant d’une certaine densité de mots clés préalablement identifiés, on sera automatiquement mieux placé dans les pages de recherche. Le problème c’est qu’en pensant trop aux mots clés et trop peu à l’utilisateur, le contenu devient illisible ou sans intérêt pour les utilisateurs, qui ne sont pas des robots de moteur de recherche.

Les cas extrêmes de ces pratiques sont les sites Web dont le business model est de répondre parfaitement aux requêtes de longue traîne des recherches Google afin d’afficher des liens rémunérés. Ces entreprises se focalisent sur les recherches rares de Google puis rédigent des articles contenant exactement les mots clés recherchés. Même pour des recherches rares, cela apporte un flux de visiteurs qui iront sur leurs sites et cliqueront sur leurs annonces publicitaires.

Un des leader dans ce domaine est Demand Media qui nous fournit des « perles » d’expérience utilisateur, tels que les fermes d’élévage de contenu que sont ehow.comexaminer.com ou encore mahalo.com. Cela donne des articles de « qualité », tel que cet « intéressant » guide en 8 étapes pour choisir un maillot de bain.

Le choix n’est cependant pas dichotomique: opter pour un contenu intéressant en se focalisant sur des mots clés préalablement choisis reste la meilleure solution pour améliorer votre SEO sur la durée en poussant vos utilisateurs à revenir sur votre site et en favorisant la création de liens externes pointant sur votre site.

Les URL

Une des recommandations pincipale du SEO est de placer ses mots clés dans l’URL, voir dans le nom de domaine. Dans ces deux cas, cela à un impact néfaste sur l’expérience utilisateur. Jakob Nielsen dans son article URL as UI explique que les URL qui fonctionnent le mieux en terme d’expérience utilisateur sont les URL courts et facile à se rappeler. Difficile en ce cas là de placer tous les mots clés souhaités dans l’url.

Jacob Nielsen

Le blog de Visual Website Optimizer est d’ailleurs pris en flagrant délit : visualwebsiteoptimizer.com/split-testing-blog. Pas moins de 6 mots clés dans l’URL de la page d’accueil du blog : tout simplement impossible de s’en rappeler ! A contrario, on peut citer le blog de Airbnb : blog.airbnb.com.

Il faut bien cependant prendre en compte que l’impact des URL sur l’expérience utilisateur s’estompe au fur et à mesure que les barres de recherche des navigateurs Web deviennent plus performantes. En l’occurence, en tapant simplement « visual blog » dans mon Google Chrome, le blog de Visual Website Optimizer est le premier résultat à s’afficher.

Ajax

Les technologies Ajax inventées (on a tendance à l’oublier) pour IE6 ont été un des plus grand pas en avant dans l’expérience utilisateur. Leur premier avatar a été Gmail, puis Google Maps, puis tous les géants du Web ont emboîté le pas de Google jusqu’à ce qu’aujourd’hui les technologies Ajax deviennent extrêmement répandus. Ces technologies permettent une plus grande rapidité et une expérience utilisateur beaucoup plus proche des applications desktop.

Le problème, en terme de SEO, c’est que les robots des moteurs de recherche n’exécutent pas le javascript. Cela fait que tout le contenu qui apparait suite à des actions Ajax est invisible pour les moteurs de recherche. Résultat : du contenu risque de ne pas être affiché sur la page de recherche de Google, même s’il correspondent exactement aux termes recherchés par l’utilisateur.

Ajax

Prenons l’exemple pertinent du site de vente de voiture en ligne Aramis Auto. Ce site repose sur un moteur de recherche utilisant des critères permettant de préciser les options, couleurs, prix et de n’afficher que les véhicules qui correspondent à toutes les options : avec Ajax. Pour accélérer le rendu, tout les calculs sont faits en Ajax. En conséquence, la plupart des fiches véhicules ne sont pas visibles par les moteurs de recherche. Dommage pour un site de vente en ligne : cela revenant à cacher la vitrine d’un commerçant.

La solution mise en place par Aramis Auto a été de créer un second moteur de recherche, simplifié, qui affichera tout le contenu à destination des moteurs de recherche : sans Ajax. L’expérience utilisateur est fortement dégradé, mais c’est avec un faible impact car ce moteur de recherche est relativement caché (un lien dans le footer). La plupart des utilisateurs sont d’une manière ou d’une autre redirigé vers le moteur de recherche principal. Cette solution contient donc les avantages des deux approches avec néanmoins des coûts de développement supplémentaires.

En conclusion

Lorsque le choix est à faire entre ergonomie et SEO, c’est bien le retour sur investissement qu’il faut avoir en tête.

Sources:
Pinsonnault Creative
Search Engine Guide

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web Commenter

Test utilisateur et A/B Testing

Le responsable produit voit deux possibilités pour son site:
- Soit les produits sont affichés en page d’accueil avec un système de listes déroulantes affichées au passage du pointeur de la souris
- Soit les utilisateurs utilisent d’entrée un mini moteur de recherche

Un choix à faire?

Les deux ont leurs avantages, mais lequel est le plus efficace et aboutira au plus grand nombre de ventes ? La première demande moins de clics, l’autre est plus répandue et pertubera donc moins les utilisateurs. Le responsable produit a peut-être une préférence, mais sa direction voudrait baser son choix sur des critères objectifs.

Que doit-il faire ? Des tests d’utilisabilité ou des tests A/B ?

Petit rappel :

Les tests A/B, plus connus sous le nom d’ « A/B testing », sont faits pour comparer les performances entre plusieurs possibilités. Les utilisateurs sont redirigés aléatoirement entre les différentes versions, les taux de conversions étant respectivement enregistrés.

Les tests utilisateurs sont faits pour repérer les principaux problèmes d’ergonomie impactant l’expérience utilisateur. Des utilisateurs effectuent une série de tâches à accomplir. Leurs actions et voix sont enregistrés pour analyse.

Quelles sont les principales différences entre les deux ?

Différences entre tests AB et tests utilisateurs

Coût

Pour commencer, il y a une différence de coût. Les solutions de tests A/B sont peu chères (voir gratuites), le principal outil pour l’A/B testing est Website Optimizer de Google. Des solutions payantes permettent cependant une prise en main plus aisée et fournissent plus de fonctionnalités. Les tests d’utilisabilité sont souvent quant à eux payants (les testeurs étant rémunérés).

Phase d’implémentation

Ensuite, les deux ne peuvent pas être mis en place au même moment du cycle de vie d’un projet. Les tests A/B ne peuvent être réalisés qu’une fois la solution accessible aux internautes, alors que des tests utilisateurs peuvent être faits dès les premières étapes de la création d’un site: le wireframe ou le prototype.

Temps

Les tests A/B demandent peu d’investisement temps : le lancement est rapide et les résultats automatiques. Les test d’ergonomie sont chronophages : création des tests, lancement, analyse, etc.

Quantitatif vs qualitatif

Les tests A/B produisent des résultats statistiques à partir d’une base de données importante, alors les résultats des tests d’utilisabilité sont qualitatifs- par exemple sur les raisons d’une mauvaise expérience utilisateur. Ce qui implique que les tests A/B ne peuvent être faits que sur des sites à fort trafic, un nombre trop restreint ne donnant pas de résultats fiables.

Résultat

Résultat

Dans 7 cas sur 8, les tests A/B ne donnent pas de résultats probants. A l’opposé, dès les premiers tests utilisateurs 50% des problèmes sont identifiés- 5 tests permettant même de relever jusqu’à 80% des problèmes d »utilisabilité.

Le cumul de ces deux techniques donnera bien évidemment les meilleurs résultats : les tests A/B permettront à notre responsable produit de choisir la solution donnant le meilleur taux de conversion, alors que les tests utilisateurs permettront d’identifier les principaux défauts de ces deux solutions.

Posté le par Yannick d'Appili dans Tests utilisateurs 3 commentaires

Quel est le retour sur investissement des tests d’utilisabilité ?

La question à se poser en commençant une série de test d’ergonomie: « Qu’est ce que je veux en retirer ? ». La réponse est différente pour tous :

  •  » Je veux augmenter mon taux de conversion  » – site e-commerce
  •  » Je veux augmenter l’engagement des utilisateurs  » – réseau social
  •  » Je veux que les utilisateurs utilisent cette fonctionnalité  » – site à but marketing
  •  » Je veux que les utilisateurs soient plus rapides et plus efficaces  » – application métier
  •  » Je veux réduire le nombre d’appels au suppor t » – application en mode Saas

Retour sur Investissement
Les tests d’utilisabilité ont un très bon retour sur investissement, car ils sont relativement peu chers. Il faut très peu de tests pour obtenir un meilleur taux de conversion, car les point les plus bloquants sont les plus facilement détectés. En d’autre termes, les résultats les plus évidents qui seront retirés des test d’ergonomie seront aussi les plus utiles.

Vous pouvez multiplier votre budget de publicité pour augmenter votre nombre d’utilisateurs, ou vous pouvez faire des tests avec trois utilisateurs et retirer tous les principaux obstacles dans l’entonnoir de conversion. Dans le premier cas, cela peut se chiffrer en dizaines de milliers d’euros. Dans le second cas, cela peut ne couter que quelques centaines d’euros.

Cycle de Vie des Tests Utilisateurs

Mesurer le retour sur investissement peut bien sûr être compliqué. Les tests utilisateurs sont idéalement faits très tôt, car cela réduit les coûts de rework. Pour un site web, faire les tests avant la mise en production est bien plus bénéfique car cela garantit une meilleure expérience pour les premiers utilisateurs. Dans ces cas de tests en amont, il n’y a pas de données existantes pour comparer les résultats, ce qui signifie que quantifier les gains est très difficile. Cela ne veut pas dire que ces tests sont inutiles, juste que leur intérêt n’est pas évident à mesurer.

Dans les cas ou il est possible de les mesurer cependant, les résultats sont impressionnants. Dans des cas extrêmes, Jakob Nielsen a noté une augmentation de plus de 1000% des métriques considérées. Dans les cas non extrêmes, une augmentation de 100% est considéree comme  » normale « .

Posté le par Yannick d'Appili dans Tests utilisateurs Commenter