Steve Krug

3 choses à faire pour votre baseline

La baseline d’un site est le slogan qui se trouve généralement en dessous du logo.

Tout d’abord, est-ce que vous avez besoin d’un baseline ? Quel que soit votre site, la réponse est : OUI.

Pour être plus précis, tant que chaque nouveau visiteur ne sait pas ce que votre site fait avant d’y aller, vous avez besoin d’une baseline. Les seuls sites qui n’en ont pas besoin seront les sites tels que Google, Amazon ou Wikipedia. Quoi que, même pour ceux là, Steve Krug argue qu’ils pourraient bénéficier d’une baseline.

En effet, pour tous les sites, en un coup d’oeil, l’internaute décide si oui ou non votre site correspond au service qu’il recherche. Et en un coup d’oeil, il décide ou non d’y rester plus longtemps. Le taux de rebond d’un site, qui mesure la proportion de visiteurs qui quittent quasi-immédiatement un site, est toujours au dessus de 50%, quel que soit le site. Cela peut sembler anodin : vous n’avez que peu d’intérêt à ce qu’un visiteur qui recherche un autre service reste sur votre site. Mais attention, ce que ça signifie avant tout, c’est qu’il y a une forte proportion de visiteurs qui quitte le site parce qu’au premier abord, il semble ne pas répondre à leurs recherches.

C’est là que la baseline intervient. Les études d’eye tracking montrent que le parcours naturel est un parcours en F : d’abord en haut à droite, puis vers la droite, puis cette opération se répète en descendant.

Le logo et la baseline sont donc naturellement les éléments les plus vus d’un site, et c’est à eux qu’il appartient de retenir le visiteur – au moins jusqu’au prochain élément qui confirmera la première impression.

Pour écrire votre baseline, 3 règles à suivre :

Soyez clairs

La baseline décrit votre service. Pas besoin d’un grand sens de la métaphore. Avant tout, cette phrase/expression doit permettre d’expliquer d’un coup ce que vous faites. Ne forcez pas l’utilisateur à chercher un sens caché

Soyez concis

La baseline se voit d’un coup d’oeil. L’utilisateur ne s’y attardera pas, qu’elle soit longue ou courte. Autant lui permettre de voir tout le message !

Soyez lisibles

Trop petite, ou avec une police mal choisie, elle ne sera tout simplement pas lue. La lecture doit être facile, sans obstacle.

Posté le par Yannick d'Appili dans Ergonomie des sites web 5 commentaires

Interview de Maurice Svay : designer UX chez covoiturage.fr

Designer pour le Web, Maurice jongle avec un crayon, Photoshop et du code pour créer des interfaces agréables et utilisables. Après avoir été Lead Designer chez netvibes.com, il met ses compétences au service des transports écologiques chez covoiturage.fr.

Maurice Svay

Appili vous livre cette interview de Maurice Svay, designer passionné d’expérience utilisateur et forcément très orienté test utilisateur.

Appili Tu as fait une présentation remarquée à la conférence Paris Web 2011 intitulée « Tester l’ergonomie de son site même sans budget », est-ce que tu peux nous expliquer d’où t’en es venu l’idée ?

Maurice Svay Les tests d’utilisabilité ont déjà été évoqués plusieurs fois dans les précédentes éditions de Paris Web. Cependant, ça semblait toujours quelque chose de réserver aux grosses entreprises avec un budget conséquent. Pourtant, l’auteur américain Steve Krug montre bien dans ses livres Don’t Make Me Think, puis Rocket Surgery Made Easy qu’il est assez simple de faire cela soi-même, à peu de frais, pour des résultats intéressants. J’avais déjà réalisé ce genre de tests auparavant et cela m’avait permis d’améliorer la conception de mes interfaces sur plusieurs projets.

Appili Est-ce que tu peux résumer ta présentation en quelques phrases ?

Maurice Svay Ma présentation n’avait qu’un seul but : permettre à des équipes de faire leurs premiers tests utilisateurs. Pour cela, j’ai proposé trois méthodes peu coûteuses pour mettre un premier pied dans les tests d’utilisabilité: les tests à réaliser soi-même, les tests sur le terrain et les tests à distance. Dans tous les cas, tester l’ergonomie ne coûte jamais plus de 50€ par utilisateur.

Appili Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi l’ergonomie a une place particulière dans ton travail ?

Maurice Svay L’ergonomie fait partie intégrante de mon travail de designer. Mon objectif est de concevoir des interfaces utilisables et jolies. Pour l’ergonomie, j’essaie d’intégrer une approche centrée sur l’utilisateur autant que possible. Cela passe par des tests utilisateurs lorsque c’est possible.

Appili Selon toi, quelle est la différence entre les sites qui font des tests utilisateurs et ceux qui n’en font pas ?

Maurice Svay Je pense que la différence se fait sur les détails. Ceux qui ne font pas de tests auront sûrement plus de petits problèmes qui pourrissent la vie des utilisateurs: des formulations pas claires, des interactions pas adaptées au modèle mental, etc.

Appili Tu as utilisé les services d’Appili pour le compte d’un de tes projets clients, qu’est-ce que cela t’a permis d’en tirer ?

Maurice Svay Les tests que j’ai réalisés sur Appili.com m’ont permis de confirmer des problèmes d’utilisabilité qui avaient déjà été détectés mais pas encore corrigés. Nous avons alors pu traiter ces problèmes en priorité.

Posté le par Florian d'Appili dans Interview Commenter

Interview de Steve Krug sur les tests d’utilisabilité

Don't Make Me Think
Le principal livre pour commencer à se confronter aux problématiques d’ergonomie et d’expérience utilisateur est Don’t Make Me Think de Steve Krug. Il a aussi récemment écrit Rocket Surgery Made Easy qui traite de la manière d’effectuer des tests d’utilisateurs.

Ces deux livres, très bien écrits, permettent de s’initier à l’ergonomie.

Rocket Surgery Made Easy
Steve Krug vient de tenir une interview sur net magazine (en anglais), ou il évoque beaucoup de points très utiles pour les équipes qui veulent faire des tests d’utilisabilité.

Les citations principales tirées de cet entretien :

 » Il est très important que le plus de personnes possible du projet viennent observer le résultat des tests d’utilisabilité « 

Le but étant de forcer toute l’équipe – et pas seulement le chef de projet ou le designer – à se rendre compte des vrais problèmes au niveau de l’utilisabilité sur le site développé. Cela met l’utilisabilité là ou elle devrait être, c’est à dire au centre des préoccupations de l’équipe projet.

 » Faites une passe sur les sites de vos concurrents « 

Vous pouvez apprendre beaucoup de vos concurrents. Eviter leurs erreurs, vous rendre compte de ce qu’ils font mieux que vous… Cela serait dommage de ne pas profiter de cette possibilité.

 » Faites le moins possible de corrections lourdes « 

Le but n’est pas de tout refaire si un problème est rencontré! Des solutions simples permettent de contourner la plupart des problèmes.

Et comme mot de la fin :

 » Le web serait beaucoup mieux si tout le monde faisait des tests d’utilisabilité « 

Comme ça, c’est clair !

Posté le par Yannick d'Appili dans Interview 2 commentaires